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À Hammam Melouane près de Blida, où la terre n’arrête pas de trembler



La terre n’arrête pas de trembler à Hammam Melouane près de Blida. Ce matin, les habitants ont été réveillés par un séisme de magnitude 3,1 sur l’échelle de Richter. Deux jours plutôt, mercredi, ils avaient encore vécu une nuit de peur. Peu après 2 heures du matin, un tremblement de terre de magnitude de 4,7 avait semé la panique parmi la population.

Heureusement, il n’y pas eu de morts, ni de blessés, ni de dégâts matériels importants. Mais ce séisme a ravivé le souvenir douloureux d’un autre tremblement de terre plus puissant, survenu le 17 juillet 2013. D’une magnitude de 5,1 sur l’échelle de Richter, il avait fait neuf blessés et provoqué d’importants dégâts dans les habitations. Depuis Hammam Melouane semble maudite, les séismes s’enchaînent. En une année la ville a connu plus de cinq séismes.

Aujourd’hui, plusieurs villages portent encore les stigmates de cette nuit. Des maisons de fortune, construites « à la va-vite », laissent dessiner d’importantes fissures sur leurs façades. On craint que la prochaine secousse ne les achèvent. Une menace constante qui plane sur la têtes des habitants.

© TSA

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Le risque de mort ? Une habitude

Quand la terre tremble, les citoyens de Hammam Melouane aussi. Ils sont souvent réveillés la nuit par des séismes, certes à la puissance modérée, mais toujours aussi effrayants. Ils rappellent que la région est sensible. Quelques jours après cette secousse, les habitants tentaient de se rassurer mais difficilement. « Les plus âgés étaient plutôt calmes, mais les jeunes, surtout les enfants, étaient paniqués. C’est pour eux qu’on a peur et que l’on doit rassurer », se souvient Achour.

« Qui n’a pas peur de la mort ? Personne. Certes on sait qu’il faut avoir constamment peur, même si on réagit mieux aux séismes. Certains sortent de peur que leurs maisons s’écroulent, d’autres préfèrent rester en famille chez eux. Moi je suis restée réfugiée chez moi. Chacun gère la situation comme il peut », raconte Dounia.

Impossible de quitter Hammam Melouane

En dépit de cette succession de séismes, les habitants de Hammam Melouane et ses environs n’affichent pas le désir de quitter leur région. « Nous nous sommes habitués. Et quitter Hammam Melouane pour aller où ? Notre vie est ici ! », estime Samir.

Pour Soraya, c’est le fatalisme qui l’emporte : «  Même si je pars d’ici que je laisse les risques de séisme peut-être que je rencontrerai d’autres dangers ailleurs. Tout dépend de la main de Dieu, c’est notre destin ».

En tout cas, ce risque ne fait fuir ni les habitants, ni les visiteurs. Hier encore, des familles se promenaient au bord de l’oued pour profiter du beau temps. Dans les deux hammam qu’abritent la ville, on assure que le tourisme bat toujours son plein. « En une année, nous n’avons pas observé une baisse de fréquentation. Le rythme reste normal », nous explique-t-on à la réception du complexe touristique du groupe Zaim. « Après le séisme, les personnes ont continué à venir, c’est la preuve qu’ils ne sont pas soucieuses des risques », explique une employée du hammam de la ville.

Besoin d’être rassurés

Même si les habitants de la région sont devenus fatalistes ils aimeraient être rassurés, aidés, leurs habitations ne sont pas protégées face à ce risque et la moindre secousse pourrait les achevées. « Dites au wali, au maire, au chef de daïra de penser à nous ! Personne ne nous rassure après les séismes. La Protection civile passe pour s’assurer que tout va bien mais, c’est tout. Il n’y a pas assez d’opérations de relogement. À Hammam Melouane, il y en a eu quelques uns, mais pas à Maagt Azzreg », se plaint Hichem, qui vit dans ce village situé 5 km plus haut.

© TSA 

Beaucoup d’habitants se sentent oubliés dans cette région située à peine 30 km de la capitale.  « Nous demandons au moins l’ouverture d’un dispensaire où des médecins peuvent assurer des permanences. En cas de catastrophe, nous n’avons nulle part où aller », se plaint une habitante de la cité nouvelle à Hammam Melouane.

Khaled, quant à lui, se plaint d’un manque criant de transports : « J’habite à Maagt Azzreg, nous n’avons quasiment aucun moyen pour nous déplacer, seulement des transports privés qui passent quand ça les arrange. Demain, si nous vivons un gros séisme, nous serons coincés là-haut », estime-t-il.

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