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Droits TV CAN-2017

Cafgate ?



La Confédération africaine de football (CAF) a-t-elle failli à ses obligations en matière de respect de la loi sur la concurrence ? De la réponse à cette interrogation dépendront les suites qui seront données au recours introduit auprès du procureur général par l’Autorité égyptienne de la concurrence contre le président de la CAF, Issa Hayatou, qui aurait violé les règles de la concurrence en vigueur en Egypte, pays où est basé le siège de la Confédération. La partie égyptienne qui a porté l’affaire devant la justice reproche à Issa Hayatou d’avoir renouvelé le contrat qui lie la CAF à SportFive pour la période 2017-2028 sans avoir lancé, préalablement, un appel d’offres pour l’acquisition et la commercialisation des droits médias et marketing des compétitions de la CAF. La CAF a réagi à travers un communiqué, publié jeudi sur son site officiel, et qualifie «d’informations erronées publiées par la presse égyptienne, largement relayées à travers le monde, et qui font état d’une recommandation faite au procureur général d’Egypte de poursuites pour corruption contre le président de la CAF. Ladite recommandation serait le fait de l’autorité égyptienne de la concurrence qui accuse la CAF de violation des règles de la concurrence en vigueur en Egypte, dans la procédure d’attribution des droits commerciaux pour certaines compétitions de la CAF pour la période 2017-2028… Il n’est point fait mention (dans la lettre adressée à la CAF par l’Autorité égyptienne de la concurrence) de poursuites quelconques contre le président de la CAF, que ce soit pour des faits de corruption ou autre chose». La CAF précise : «Le contrat avec Lagardère Sports ne contrevient en rien à une législation nationale ou supranationale.» Tout est parti du renouvellement du contrat CAF-SportFive pour la période 2017-2028 signé le 12 juin 2015 au Caire. Plusieurs parties ont reproché à la CAF l’opacité qui a entouré la signature du contrat. La CAF n’a pas annoncé sur son site la négociation d’un nouveau contrat ni lancé un avis d’appel d’offres afin que toutes les parties désirant acquérir les droits mis sur le marché puissent concourir. Dix-neuf mois après la signature du contrat CAF-SportFive, l’Autorité égyptienne de la concurrence dénonce les conditions dans lesquelles s’est déroulée la transaction. Le 18 juin 2015, El Watan avait titré «CAF-SportFive : est-ce le début d’un CAFgate ?» El Watan avait mis en avant le procédé par lequel l’instance faîtière du football continental et le groupe Lagardère se sont mis d’accord pour signer, ou prolonger, leur partenariat. La parade était simple. Le droit de préemption en accusation Tout s’est joué en 1993, lors de la signature du premier accord. La CAF avait accordé à son partenaire français un droit de préemption permettant aux deux parties d’exclure de facto tous les candidats qui voudraient concourir à l’achat des droits médias et marketing des compétitions de la CAF. L’Autorité égyptienne de la concurrence est dans son rôle, même si elle est intervenue très tard pour dénoncer le «non-respect par la CAF de la réglementation et de la loi égyptienne en matière de droit sur la concurrence». Elle accuse la CAF d’avoir «recouru à des procédés anticoncurrentiels pour écarter des prétendants à l’achat et à la commercialisation des droits des compétitions de la CAF». Si la CAF n’avait pas accordé à Lagardère un droit de préemption, le groupe français n’aurait pas fait main basse sur les droits des compétitions de la CAF. Pis, les Africains ont pris connaissance de cet accord après sa signature par les deux parties. Cette transaction ne figurait pas dans l’agenda de la CAF en juin 2015, indique une source proche du dossier, qui affirme : «Des membres du comité exécutif n’ont pas été informés de cette démarche. Lorsque quelques- uns ont manifesté leur étonnement d’avoir été zappés, la CAF a publié un communiqué annonçant l’inscription de cette question à l’ordre du jour de la prochaine réunion du comité exécutif au Caire, en août 2015.» Le contrat a été signé le 12 juin 2015 et la CAF a proposé aux membres du comité exécutif de le discuter le 29 août 2015, c’est-à-dire presque 3 mois après sa conclusion. Belle leçon de transparence ! Cette affaire a des relents et des similitudes avec le FIFAgate. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent en Afrique pour dénoncer la mainmise totale qu’exerce le groupe Lagardère, via son agence du groupe SportFive, sur le secteur des droits et marketing des compétitions de la CAF. Les téléspectateurs africains sont les dindons de cette farce concoctée par la CAF et Lagardère. Les prix affichés pour la diffusion des rencontres de la CAN-2017 sont hors de portée de nombreux pays africains. Le propriétaire des droits exige un million de dollars pour chaque match diffusé, alors qu’en octobre 2012, SportFive avait récupéré les droits de la CAN pour la période couvrant 2013-2016, pour le montant de 2,7 millions d’euros par édition. Un spécialiste en droit des médias et marketing indique : «La Coupe du monde coûte moins cher que la CAN.» Cet avis est partagé par de nombreux responsables de télévisions africaines qui, à travers l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), tentent de trouver la parade pour garantir aux Africains de suivre les matchs de la CAN. La plainte égyptienne contre Issa Hayatou a-t-elle des chances d’aboutir et de mettre un terme au diktat qu’impose le groupe Lagardère ?    


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