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Ould Abbès

« Quand Bouteflika parle, nous on exécute ! »



Comme attendu, Ould Abbès surfait sans faire de vagues. Sa conférence de presse d'hier matin était déjà un événement dans cette atmosphère délétère et surtout une occasion pour « comprendre » et décrypter enfin ces signaux qui manquaient tant à l'opinion publique.

Mais, la déception était totale chez les observateurs. Le SG du FLN savait qu'on l'attendait au tournant. L'affaire Tebboune et la fameuse « instruction « présidentielle qui a pris un circuit informel et surprenant étaient déjà au menu. Mais pour Ould Abbès, il n'y a point de débat, ni de discussion ou polémique.

« Quand le président de la République, qui est le président du parti, parle, nous, on exécute » a déclaré le patron du vieux parti. Selon ses affirmations et en réponse aux nouveaux doutes, l'instruction provient du président lui-même, confirmant ainsi le « recadrage » dont a fait l'objet le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. « Le Président n'est pas une mer, mais un océan, dira t-il, nous ne savons pas forcément ce qu'il fait, mais nous savons que ses instructions commencent à être appliquées sur le terrain ».

Pour Ould Abbès, cette instruction est une preuve qu'il y a un président de la République qui suit les affaires du pays et qui tranche. « Ce qui se dit ici et là est faux », affirme-t-il, faisant sans doute allusion aux rumeurs et autres commentaires sur l'état de santé déclinant du président Bouteflika.

Questionné sur l'affaiblissement du gouvernement après les « remontrances « présidentielles, le patron du FLN n'a pas manqué de dire que son parti fait confiance au Premier ministre, tant que « Bouteflika lui fait confiance « .

Cette conférence de presse a été organisée à l'issue d'une réunion qui a regroupé le SG du FLN avec les Mouhafedhs et les présidents des commissions de transition. Une réunion qui entrait dans le cadre de la préparation des prochaines élections locales. Ces élections sont déjà qualifiées par le FLN de « tournant politique majeur » dans la vie du pays.

Ould Abbès a instruit les responsables organiques régionaux du parti d'éviter tout propos sur 2019 et de se concentrer uniquement sur les locales. « Il faut un travail de proximité et être à l'écoute des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes » , recommande t-il, soulignant que la commune est « la structure de base du pays » contrairement aux législatives.

Le patron du FLN a demandé aux mouhafedhs de laisser le choix libre aux militants de désigner leurs futurs élus lors des assemblées des kasmas, prônant la « démocratie et la transparence « .

Il a annoncé que la date limite pour la transmission des procès-verbaux de ces assemblées générales électives à la direction nationale est fixée au mardi 26 septembre prochain, confirmant ainsi que le BP ou le CC a un droit de regard sur les listes communales. Il mettra en garde contre la tentation du retour de certains élus FLN impliqués dans les affaires de corruption et de justice, et qui veulent revenir aux affaires.

Il menace également les candidatures dissidentes de sanction, un clin d'œil à certains adversaires qui veulent créer et ficeler des listes parallèles. Dans la foulée, le patron du vieux parti se félicite de l'enregistrement des candidatures par milliers, un engouement qui tranche avec d'autres partis qui n'arrivent pas à trouver des candidats et qui font des appels via internet.

Il annonçe d'ores et déjà une victoire du FLN lors de ces élections communales, appelant ses opposants au sein des appareils du parti à venir dialoguer avec lui, car les « portes sont ouvertes « .


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