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Le dernier numéro du Monde diplomatique censuré



Le dernier numéro du mensuel français Le Monde diplomatique a été censuré en Algérie. Selon la rédaction du journal, l’édition du mois d’août 2017, contenant une longue enquête sur la «société algérienne, 20 ans après l’ultra-violence des années 1990», est interdite de vente dans le pays. «Le distributeur algérien n’a pas reçu l’autorisation de diffusion, ce qui n’est jamais arrivé depuis des décennies. Le rédacteur en chef du journal, Serge Halimi, l’a confirmé», explique le journaliste Pierre Daum dans un message adressé à notre rédaction. En effet, les lecteurs algériens du Monde diplomatique ont été surpris par l’absence de leur journal préféré dans les kiosques, alors que le mois d’août tire déjà à sa fin. L’interdiction a certainement un lien avec le contenu d’une enquête réalisée par le journaliste Pierre Daum, sous le titre «Vingt ans après les massacres de la guerre civile : mémoire interdite en Algérie». Dans cet article étalé sur deux pages, l’auteur revient sur la décennie noire en Algérie et les conséquences de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Rappelant les principaux carnages enregistrés notamment vers la fin des années 1990, le journaliste souligne le retour en force des islamistes depuis le début des années 2000 pour tisser à nouveau leur toile au sein de la société. Ce «phénomène» est illustré par des témoignages et des propos de jeunes qui n’ont connu durant leur enfance que la violence terroriste. Dans le même article, le journaliste met l’accent sur l’absence d’une prise en charge des milliers de personnes traumatisées et l’impossibilité pour les Algériens de panser leurs plaies. En avril dernier, au moment de la préparation de ce travail, l’envoyé spécial du Monde diplomatique a été arrêté à Alger-Centre par quatre policiers en civil. Conduit au commissariat, il n’a été relâché que deux heures après. «Je suis resté encore 7 jours en Algérie. Pendant ces 7 jours, j’ai été suivi 24h/24 par des groupes de policiers en civil, qui se relayaient», indique Pierre Daum.


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