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La fièvre du mouton fait grimper la criminalité



Difficile de connaître le nombre de faux billets en circulation étant donné la nature du trafic qui les confond avec les authentiques. Encore plus difficile de contrôler les marchés de vente de bétail ouverts chaque année à l'occasion de l'Aid El Adha, où les fausses coupures de billets de banque sont écoulées par les fraudeurs. On déplore, déjà, le vol de plus de 6 000 têtes de bétail depuis le début de l'année 2017.

A quelques jours seulement de la fête du sacrifice, le trafic de fausse monnaie et les vols de bétail sont en hausse. Plus de 6 000 têtes de bétail ont déjà été volées depuis le début de l'année en cours.

Les faussaires redoublent d'activité en essayant d'écouler le maximum de faux billets de banque sur les marchés à bestiaux, car les éleveurs et vendeurs baissent leur vigilance face aux centaines d'acheteurs.

En effet, le vol de bétail et l'écoulement sur le marché de fausse monnaie sont autant de créneaux qui se sont révélés rentables pour les criminels, dont la connexion avec le crime organisé n'est plus à démontrer.

Pourtant, la Cellule du traitement du renseignement financier (CTRF) avait livré, en 2014, une instruction qui portait sur l'obligation de payer par chèque toute transaction financière, dont le montant dépasse 50 000 DA, entre le vendeur et l'acheteur.

Mais l'instruction n'a pas été appliquée sur les marchés de vente de bétail, les acheteurs et vendeurs préférant l'argent liquide. En outre, on a enregistré durant l'année passée le traitement de 348 affaires de vol de cheptel.

Les investigations entreprises par les enquêteurs de la Gendarmerie nationale ont permis la récupération de 1 607 têtes sur les 6 636 volées et l'arrestation de 221 personnes. Durant l'année en cours, quelque 6 000 têtes ont été volées dans le cadre de plus de 350 affaires recensées par la Gendarmerie nationale.

6 000 têtes de bétail déjà volées

A l'approche de l'Aïd El Adha, les réseaux de trafic redoublent leurs activités en usant de grands moyens. Depuis janvier passé, la Gendarmerie nationale déplore déjà le vol de plus de 6 000 bêtes.

Dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, un agriculteur s'est présenté, le 13 août passé, à la brigade locale de la GN pour signaler le vol de son cheptel composé de vingt-quatre ovins, par des individus non identifiés durant la nuit du 12 au 13 août.

Les investigations des gendarmes ont abouti le même jour, à 14 heures, à l'interpellation de l'auteur présumé du méfait, H. E, 34 ans, et à la récupération du cheptel volé dans un lieu du pâturage. Dans la wilaya de Constantine, les voleurs de moutons ont ciblé un agriculteur.

L'affaire remonte au 15 août passé, lorsqu'un agriculteur âgé de 31 ans s'est présenté à la brigade de la Gendarmerie nationale d'Ibn-Ziad, pour déclarer le vol de son cheptel composé de six ovins, dans une bergerie sise près de sa demeure à la cité Zarzi Oulmi, commis par des inconnus le même jour entre 3 heures et 6 heures du matin.

Agissant sur renseignements et en vertu d'un mandat de perquisition, les gendarmes de ladite brigade ont interpellé une personne de 47 ans et récupéré le cheptel volé dans son étable sise dans la commune de Hamma-Bouziane.

Le troupeau a été restitué à son propriétaire. Une enquête est ouverte par la GN d'Ibn-Ziad.
Les agressions commises contre les éleveurs de cheptel ont pris une cadence alarmante au courant du mois d'août, à quelques semaines seulement de l'Aid El Adha.

Cette fois c'est dans la wilaya d'Oran qu'un éleveur a été la cible d'un réseau de trafic durant la nuit du 14 août dernier. Agé de 32 ans, demeurant au village Menakssia, commune de Ben-Freha, il s'est présenté à la brigade locale de la Gendarmerie nationale pour déclarer le vol de trente ovins de son étable mitoyenne à sa demeure, commis par des inconnus.

Les recherches entreprises par les gendarmes ont abouti une heure plus tard à la récupération du cheptel volé, abandonné dans une forêt non loin du lieu du méfait.

Attention à la fausse monnaie

A Djelfa, les gendarmes de la brigade locale ont interpellé il y a quatre jours, à hauteur de la gare routière de la localité, un Malien et un Gambien en situation irrégulière, en possession d'un flacon contenant un liquide transparent servant à la contrefaçon de billets de banque.

De fait, le 10 août passé, un citoyen s'est présenté à ladite brigade pour remettre une valise refermant 1 310 liasses de papiers sous forme de billets en euros, offerte par lesdits étrangers qui lui ont demandé de verser une somme d'argent en DA en contrepartie de liquide servant dans la contrefaçon de faux billets de banque.

Les deux ressortissants étrangers seraient derrière un vaste réseau de trafic de faux billets à l'origine de plusieurs tentatives d'écoulement de ces faux billets sur les marchés de vente de bestiaux de ladite wilaya.

A Biskra, les forces de police ont arrêté deux hommes, un trentenaire et un quadragénaire en possession de 146 faux billets de banque de 1000 DA, suite à une souricière qui leur a été tendue, samedi passé, dans la commune d'Ouled Djellal.

Un renseignement judicieux faisant état de la présence de deux hommes suspects à bord d'un véhicule, en possession d'une somme d'argent falsifiée et assez considérable, a été pris en charge par les enquêteurs de la police de Djelfa, a indiqué la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Pour réussir leur plan, les policiers ont dressé un point de contrôle inopiné au centre-ville de Djelfa, que devaient emprunter les deux suspects à bord de leur voiture, afin de les arrêter en flagrant délit.

Ce qui devait arriver arriva. Les deux suspects ont été sommés de s'arrêter. En fouillant le véhicule les policiers ont découvert un sac en plastique contenant 146 billets de banque de 1000 DA, vraisemblablement des faux.

Pour s'assurer de l'authenticité ou pas des billets, les enquêteurs ont fait appel à leurs collègues de la police scientifique ; ces derniers et après analyse, ont établi qu'il s'agissait de fausse monnaie.

Les contrebandiers à l'assaut du « trésor » animal

A Djelfa, connue pour être l'une des plus importantes wilayas du pays pour l'élevage ovin en plus d'être une ville d'agriculture. quatre millions de moutons sont élevés par les nomades (chiffre donné par la Direction de l'agriculture de Djelfa). Un véritable « trésor « traqué par les contrebandiers et les faussaires.

Dans cette ville semi-désertique au décor sublime, les marchés à bestiaux se comptent par centaines. Durant chaque fête du Sacrifice, des milliers de particuliers, vendeurs et éleveurs venus des quatre coins du pays, se rendent les grands centres de vente de moutons pour des transactions financières.

Pleins à craquer, les marchés de vente de bestiaux n'ont pas pu accueillir le nombre énorme des visiteurs. Venus de différents horizons, les éleveurs sont, pour la plupart, des nomades. Ils débarquent dans les « souks » avec leurs milliers de moutons dans l'espoir de vendre rapidement leurs troupeaux, d'autant plus que c'est l'occasion de gagner beaucoup d'argent.

Les contrebandiers, eux, sont la source des ennuis auxquels les nomades font face. Ces derniers qui se déplacent, souvent, d'une ville à une autre avec leurs troupeaux, suscitent la convoitise des contrebandiers. Beaucoup de nomades ont payé un lourd tribut, dépouillés par les réseaux de contrebande, souvent lors d'agressions brutales.

Plus de quatre millions de moutons sont recensés à Djelfa, mais la plupart des troupeaux se trouvent dans des lieux totalement isolés de la ville. Un terrain qui arrange pleinement les affaires des contrebandiers qui, face à cette aubaine, procèdent à des attaques nocturnes afin de subtiliser des troupeaux appartenant aux nomades.

Devant ce fait, le Groupement de la Gendarmerie nationale de Djelfa a été contraint de s'adapter au phénomène en mettant en marche, régulièrement, de nouvelles stratégies.

Le plus grand dispositif de la Gendarmerie nationale est aligné dans des endroits isolés de Djelfa là où la « mafia « du cheptel tente souvent de frapper. Les courses-poursuites contre contrebandiers sont devenues presque quotidiennes.

Il y a plus d'une semaine de cela, les gendarmes ont mené une course-poursuite contre des contrebandiers à M'Lili, après que ces derniers ont volé 160 têtes d'ovins d'une bergerie appartenant à un éleveur local.

Les contrebandiers ont utilisé un camion pour embarquer les dizaines de moutons. Après des recherches intenses, à 3 h du matin, les gendarmes ont localisé une partie du troupeau séquestré par les malfaiteurs abandonnée sur la route.

Poursuivant les recherches, les gendarmes de Djelfa ont, quelques heures après, localisé le reste du bétail abandonné dans un lieu isolé, mais la traque n'a pas permis d'arrêter les voleurs. Ce genre d'attaque contre les éleveurs de bestiaux intervient deux à cinq fois par jour, il faut le préciser.


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