Guerrouma (Bouira)/ Le blues d’une commune rurale



La commune de Guerrouma, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, semble avoir été oubliée par les autorités. Les services publics les plus basiques, à l’instar de l’alimentation régulière en eau potable, sont devenus un véritable luxe pour la population locale. 

La population de cette municipalité se dit livrée à elle-même et totalement délaissée par ses élus locaux. «Nous sommes marginalisés par les autorités», dira Rabah, un de ses administrés, avant d’ajouter sur un ton blasé : «La vie ici est un véritable calvaire. Il n’y a strictement rien et le maire n’a jamais rien fait pour régler les problèmes». Le plus grave dit-il, c’est que ce dernier va se représenter aux prochaines élections locales. «Je ne vois pas comment peut-il encore se montrer en public. Lui qui n’a rien fait pour aider la population à surmonter sa misère quotidienne», s’indigne-t-il.

La commune de Guerrouma est l’une des moins loties, ajoute-t-il, tout en déplorant l’absence d’infrastructures de base. «Je n’aborderais même pas les problèmes ayant trait à l’état des routes, les coupures d’électricité et de gaz. Je me contenterais juste d’évoquer le problème de l’eau.  Le barrage de Koudiat Asserdoune est pourtant situé à quelques encablures de là. Il est l’un des plus grands du pays, mais nous souffrons toujours d’un manque cruel de cette ressource vitale», déplore-t-il, soulignant que dernièrement l’approvisionnement se fait tous les 12 à 15 jours avec des quantités très limitées.

Cette municipalité qui compte un peu plus que 25 000 âmes souffre également du manque d’infrastructures de santé fonctionnelles. «Nous avons un immeuble que les gens appellent ici dispensaire. Je ne sais pas s’il convient de l’appeler ainsi puisqu’il est fermé depuis 2013. C’est plutôt un immeuble destiné à devenir une ruine. L’édifice continue de se dégrader et les autorités locales ne bougent pas le petit doigt. Il est vrai que les médecins refusent de venir travailler dans notre wilaya, car c’est l’une des plus pauvre du pays, mais est-ce notre faute?», a-t-il encore déploré.

Nous avons tenté de joindre le maire de la commune ainsi que les services concernés pour avoir leur point de vue, mais nos tentatives sont restées vaines. A chaque fois nous étions automatiquement renvoyés vers un autre service. La  seule personne qui a daigné nous répondre est le secrétaire qui s’est contenté d’indiquer que l’APC connait une charge de travail importante à l’approche du rendez-vous électoral du 23 novembre.

M. M.


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