Ghardaïa

Une campagne électorale très timide



En prévision du scrutin des locales du 23 novembre, la direction de la réglementation et des affaires générales de Ghardaïa (DRAG) a confirmé la mise à disposition des candidats de 33 salles et sites pour les rassemblements et rencontres avec les citoyens, ainsi que de 165 espaces d'affichage.

Selon le responsable de la DRAG de Ghardaïa, Khoudir Beladis, le coup d'envoi de la campagne électorale a été donné depuis déjà une dizaine de jours et durera jusqu'au 19 novembre.

Les emplacements destinés à la publicité des candidatures sont au nombre de 165 sites, répartis dans les 13 communes de la wilaya. « Nous pensons que cela est largement suffisant », commentera-t-il.

Pour ce qui est des endroits consacrés aux meetings politiques, ils sont au nombre de 33 salles et espaces, généralement couverts, fera-t-il savoir, et qui sont répartis sur les différentes communes selon leur importance en termes de population.

Pour ce qui est des prochaines élections, la wilaya de Ghardaïa a cumulé 73 listes pour les APC, dont 7 indépendantes, et 8 listes pour l'APW, dont 1 indépendante, représentant au total près de 1 640 candidats émanant de 13 partis politiques et de 7 listes indépendantes en course aux 217 sièges des 13 communes que compte la wilaya. Pour ce qui est de l'APW, 8 listes sont en compétition, dont une indépendante conduite par l'actuel P/APW, Omar Daddi Addoune.

Cependant, la campagne électorale, lancée depuis déjà une dizaine de jours, peine à démarrer à Ghardaïa, hormis dans quelques communes comme Ghardaïa, Guerrara et Daïa où les meetings n'ont pas drainé beaucoup de monde.

Dans certains cantons, la campagne est quasiment inexistante. Les 265 panneaux devant contenir les affiches des candidats en lice sont désespérément à moitié vides, hormis une ou deux listes vite déchirées délibérément par des énergumènes qui n'ont rien à faire d'autre.

Cependant, comme c'est de coutume, les candidats engagés dans ces joutes électorales ont été contraints de sillonner les villes et les villages, même de nuit pour prendre contact avec leurs proches, amis et relations afin de les convaincre de voter pour eux.

En ce sens, ces candidats fréquentent plus que jamais les foyers pour jeunesse, les cafés, voire les marchés, promettant de ne rien rater ou presque.

Souvent, la campagne électorale se déroule de bouche à oreille, lors d'événements comme les fêtes de mariage ou les rencontres familiales. Question de se faire connaître et de montrer qu'on est là, promettant des miracles aux électeurs le plus souvent crédules. Il y a donc lieu de remarquer que véritablement la campagne commence timidement.

Bon nombre de candidats, surtout les têtes de liste, sont tenus de cavaler davantage et de trouver une stratégie permettant de convaincre les électeurs indécis. Fort heureusement, la radio locale à ouvert ses ondes aux candidats en course pour intervenir et mener campagne.

Il semblerait que la population à Ghardaïa s'intéresse de moins en moins aux élections locales. Si Omar, un septuagénaire à la retraite, nous atteste qu'il ne va pas voter.

Car, selon lui, la liste de sa commune (Ghardaïa) ne comporte pas suffisamment de cadres capables de diriger une grande commune telle que Ghardaïa. Interrogé sur la question, le parlementaire Yahia Abaza évoque et regrette la fuite des responsabilités des cadres de ladite commune, cédant la place aux candidats peu instruits.

Quoi qu'il en soit, beaucoup de travail reste encore à faire et surtout au niveau du chef-lieu Ghardaïa, pour asseoir une bonne culture de nationalisme et inciter les gens à aller voter massivement en faveur des candidats et formations politiques de leur choix.


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