Cannes 2012

les films arabes à suivre de près…



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C’est parti ! Pour la 65e année, le plus grand Festival de cinéma au monde revient pour douze jours d’intensité, de colères, de pétards mouillés, de joie conséquente et de soirées dévastatrices. L’Algérie participera à la Quinzaine des réalisateurs avec le dernier film de Merzak Allouache, Le Repenti, et aura son propre pavillon sur la Croisette.

D’abord le Short Film Corner, immense labyrinthe de courts métrages où l’on trouve de tout. Films-poubelles, navets, pépites, p’tits bouts incroyablement maîtrisés. Un laboratoire jubilatoire où des films du monde entier viennent se disputer les faveurs d’un potentiel distributeur, critique de cinéma ou d’exploitant. Dans cette caverne d’Ali Baba, on ira pointer le bout de son nez vers nos voisins marocains (9 films) et tunisiens (11) qui continuent de surprendre dans la région du Maghreb. A noter deux très beaux films tunisiens, Vibrations (Farah Khadar) et La Nuit de Badr (Mehdi Hmili) qui confirment qu’on peut parler de Printemps arabe sans pour autant sombrer dans les discours politico-philosophiques primaires. Nous y reviendrons bientôt.

Côté algérien, seuls Sofia Djama (Mollement un samedi matin) et Sofiane Bellali (L’Encre et le monde) sont à référencer. Ensuite les longs métrages. Dans la sélection officielle, ce sera l’Egyptien Yousry Nasrallah qui tentera de repartir avec la convoitée Palme d’Or. Dans la sélection Un certain Regard, le Marocain Nabil Ayouch revient à la fiction avec Les Chevaux de Dieu, et ce, après le très beau My Land. Fortement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca, ce dernier opus revient sur l’enrôlement de jeunes par des cheikhs aussi terroristes qu’incultes.

Ayouch a toujours questionné les soubresauts de sa société à travers une caméra souvent lourde de symboles et qui tendait à déréaliser ses propos premiers. Après My Land, quelque chose s’est installé dans le cinéma d’Ayouch, voire un sentiment palpable d’humilité qui finit par amener ses plans à communiquer avec le spectateur, configuration souvent absente dans ses précédents films tels qu’Ali Zaoua (2000) ou Whatever Lola Wants (2007). A guetter ! Tout comme on observera attentivement le dernier film de l’enfant terrible de Bab El Oued, l’inépuisable Merzak Allouache (tournage rapide, production conséquente) et dont le sujet est la concorde civile, rien que ça. Le Repenti sera projeté demain samedi.


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