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Retour en force du commerce informel à Ghardaïa




La place Andalous à Ghardaïa connaît, depuis pratiquement plus d'une année, un retour en force du commerce informel. Des étals de fortune occupent tout l'espace de cette placette, pénalisant de ce fait les riverains et les bus de transport. Tous les efforts fournis par les autorités en vue de l'éradication de ce phénomène semblent aujourd'hui partis en fumée, du moins durant les derniers mois. Les jeunes chômeurs se sont approprié cette placette pour en faire un petit souk. L'importante propagation de ce phénomène a pour principale cause le chômage.


Avec un niveau d'instruction moyen et sans qualifications professionnelles, pour la plupart du moins, ces vendeurs à la sauvette sont rarement acceptés dans des entreprises privées ou publiques. « Le champ est de nouveau libre », nous dit Mohamed, un chômeur de 31 ans venu de Tiaret. Il propose à la vente des produits de confection pour hommes et femmes. Il nous explique que du travail, il en a cherché chez lui à Tiaret et il en cherche désormais à Ghardaïa. Mais partout, les réponses reçues à ses nombreuses demandes sont toujours négatives. Il ajoute que, pour l'instant, son petit commerce arrive à le faire vivre. Comme lui, il en existe beaucoup. Et tous affichent leur soulagement d'avoir pu trouver une activité, certes illégale, mais vitale pour eux. Abdelkader, âgé de 38 ans, nous avoue : « J'ai passé des jours sans rien faire et cela m'a totalement démoralisé. Le travail m'a beaucoup manqué. » Il convient de noter que cet espace, destiné initialement aux bus de transport public, avait été interdit au commerce informel durant quelques années. Rappelons que les autorités communales avaient affiché alors leur intention claire et déterminée d'éradiquer ces activités illicites, avant de faire marche arrière face à la grogne de quelques citoyens qui désirent échapper au commerce réglementaire et au tracas des différents contrôles. Interrogé, Abdelkader nous révèle avec ironie : « Les contrôles se font uniquement pour les commerçants réguliers possédant un registre du commerce.


Les contrôleurs ne mettent jamais les pieds ici. Nous ne sommes jamais inquiétés. » Pour leur part, les passants, les riverains et les chauffeurs de bus avaient été soulagés en retrouvant leur espace, mais ce fut de courte durée puisque le commerce informel a très vite repris ses « droits ». Les vendeurs à la sauvette, quant à eux, affirment être heureux et soulagés de voir l'Etat enfin prendre conscience et fermer les yeux, du moins pour l'instant, tolérant ainsi leurs petits étals illicites qui leur permettent de vivre. « On profite pour gagner notre vie tant que c'est encore possible », nous disent la plupart des commerçants approchés. Selon eux, il n'est aucunement question de laisser passer cette opportunité. « La vie est chère et tout le monde est conscient qu'il est carrément impossible de faire face à l'érosion du pouvoir d'achat.


Que dire donc quand, de surcroît, on est chômeur », déplorent-ils. Ces jeunes comptent bien rester là désormais. Quant aux riverains, il faut dire qu'il y a ceux qui se réjouissent de retrouver des articles bon marché à la portée de leurs bourses et les autres qui regrettent la quiétude d'avant. Les chauffeurs de bus, eux, regrettent d'être


« bousculés » dans un espace qui leur appartient. Reste à espérer que les autorités locales trouvent enfin une solution qui satisfasse tout le monde.


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