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Mohamed Aïssa 

«Ferkous n’a pas mis les pieds dans une mosquée depuis un an»



Par Hani Abdi – Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, semble décidé à en découdre avec le courant «madkhali» qu’incarne le salafo-wahhabite Mohamed-Ali Ferkous. En déplacement aujourd’hui à Ghardaïa, le ministre charge une nouvelle fois cheikh Ferkous et ses adeptes, les accusant de «semer la division» au sein de la société algérienne. Mohamed Aïssa ira encore plus loin dans sa critique en assurant que ce salafo-wahhabite ne fréquente plus les mosquées algériennes. «Ferkous n’a pas mis les pieds dans une mosquée depuis un an», a affirmé Mohamed Aïssa, pour lequel «celui auquel ne plaisent pas nos mosquées ne va pas nous plaire».

Le ministre a insisté sur les germes de la division que sème le courant représenté par Ferkous. «Nous sommes contre la division», a-t-il clamé, lançant ainsi un nouvel avertissement à ceux qui cherchent à diviser les Algériens. En effet, dans une fatwa, toujours consultable sur son site, le salafo-wahhabite Mohamed-Ali Ferkous a exclu tous les autres courants religieux présents en Algérie de «la sunna». Pour lui, il n’y a que ses adeptes qui peuvent se réclamer de la «sunna». Ce qui a suscité de vives réactions des autorités, mais aussi de toutes les organisations religieuses du pays, dont l’Association des oulémas algériens.

Dans une précédente déclaration, Mohamed Aïssa a violemment critiqué la sortie de cheikh Ferkous. Il avait assuré que l’Etat ne se laissera pas faire et que «les lois de la République seront appliquées contre ceux qui dévient du courant religieux national et véhiculent des idées étrangères et surtout dangereuses pour l’unité nationale». «Nous n’allons pas fermer les yeux sur ces pratiques religieuses dangereuses, surtout celles qui tentent de semer les germes de la division dans la société» au nom de l’appartenance à tel ou tel courant de l’islam. Mohamed Aïssa avait précisé que cette fatwa de cheikh Ferkous, ancien du FIS dissous, était identique au discours ambiant des extrémistes religieux au début des années 1990.

Le chef de l’Etat avait lui aussi averti les semeurs de la discorde lors d’un message adressé à la nation à l’occasion de la journée nationale du Savoir, qui coïncide avec le 16 avril de chaque année. «L’avènement de la mondialisation et des moyens de communication modernes ainsi que certains évènements ayant secoué le monde musulman, et de nouvelles idées, ô combien étrangères au peuple algérien, ont graduellement ébranlé notre cohésion idéologique et intellectuelle au point d’affecter la stabilité de l’Algérie et de la faire basculer dans l’enfer du terrorisme et les affres de la tragédie nationale», avait-il affirmé, assurant que «l’Algérie musulmane veille également à l’encadrement et au soutien de l’action généreuse de notre peuple dans la propagation des mosquées, un travail encadré par l’Etat dans le cadre de la loi et appuyé par nombre de promotions de cadres des affaires religieuses, formés dans les universités et diplômés des écoles coraniques, que veillent à animer nos augustes zaouïas qui ont été et demeurent une composante au service de notre religion et de la cohésion de notre société».

H. A.


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