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L’alibi Sansal



Si la quasi-totalité des signataires – un ancien président de la République, trois anciens Premiers ministres, des élus, des intellectuels, des artistes, des journalistes, des avocats, des médecins, dont fait partie une poignée d’imams-faire-valoir – du «manifeste contre le nouvel antisémitisme», une tribune rendue publique dimanche dernier, qui a suscité beaucoup de réactions, est dans son rôle – celui d’exagérer la situation des citoyens français de confession juive –, la présence, cependant, dans la liste de l’écrivain faux frère franc-maçon algérien Boualem Sansal surprend. Son honnêteté intellectuelle devant prendre le pas sur le sentiment fraternel qui anime les réseaux d’influence mus, non pas par les valeurs républicaines, celles inscrites sur les frontons des édifices publics, mais par la seule volonté de nuire et de porter atteinte à la communauté immigrée, algérienne notamment, qui n’en finit pas de subir des assauts de toute part.

Fort probablement pour lui donner de l’épaisseur et de l’envergure, ce document portera, avec sûrement moins de solennité que l’appel du 18 juin, le nom d’«Appel du 22 avril». Rédigé par Philippe Val, l’ancien directeur du journal satirique Charlie-Hebdo qui a autorité de rire de tout et sur tout, ce document se veut un ultime cri de cœur et de colère contre un nouvel antisémitisme, prétendument l’œuvre des musulmans.

A l’évidence, des actes antisémites, que rien ne peut justifier, sont commis ces dernières années, mais à titre individuel ou même par une infime minorité se réclamant d’un islam radical. Mais il n’a pas échappé que personne ne peut prétendre parler ni agir au nom de toute la communauté musulmane dans son ensemble sous le feu, il faut bien l’admettre, des critiques de ceux qui l’accusent d’être laxiste, voire d’être complice, et des tenants des options djihadistes sans être en réalité musulmans.

«Cette terreur se répand», «une épuration ethnique à bas bruit», «leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier», est-il écrit dans le manifeste. La lecture du texte donne le sentiment que les juifs de France vivent au rythme de pogroms et passent des nuits de cristal tous les week-ends fomentés par les populations de confession musulmane.
«Nous demandons que les versets du Coran [sans les citer, ndlr] appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime», est-il réclamé.

Les signataires de la tribune veulent donc une nouvelle mouture du Coran comme s’il existait une autorité quelconque capable de modifier le Livre saint de l’islam. Tout cela, la caution Boualem Sansal le sait. Alors, pourquoi persiste-t-il dans son aveuglement à servir d’alibi idéologique à des groupes d’intérêts occultes.

Le manifeste conclut par cette phrase : «Avant que la France ne soit plus la France». Ses auteurs oublient que la France n’est plus ce qu’elle doit être depuis maintenant bien longtemps. Depuis sa prise en otage par le lobby sioniste. Au moins.

M. S.

 


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