2e Salon de la photographie insolite au Palais de la culture à Alger

Y a pas photo, c’est une passion !



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Soixante-dix clichés insolites, signés par quarante-cinq photographes, pour la plupart amateurs, se donnent à voir, jusqu’à la fin de ce mois, au niveau de la galerie Baya, du palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba à Alger.

Cette deuxième édition, placée sous le signe du professionnalisme peut se targuer de regrouper une pépinière de jeunes photographes, bourrés de talent. Ces derniers ont réussi, avec tact, à immortaliser au bon moment des clichés forts, insolites et surprenants à la fois.
Le vernissage de cette exposition a regroupé, mercredi dernier, une assistance nombreuse composée essentiellement d’amateurs et de professionnels de la photographie. Dans son discours d’allocution, la directrice du palais de la culture, Mme Bouchentouf, a indiqué que ce genre de rendez-vous a pour but de donner plus de visibilité et ouvrir la porte aux jeunes photographes professionnels et amateurs.

Le fait de rendre visible la photo par le biais de l’insolite a été une sorte de défi pour ce 2e salon.
C’est un salon qui s’installe et qui prend de l’ampleur. La photo revient pleine d’humour espiègle et de situations burlesques prises sur le vif, accrochant l’œil pour nous faire partir d’un franc éclat de rire. Prenant à son tour la parole, le commissaire du festival, n’étant autre que Omar Sefouane, ancien routier de l’univers de la photographie, a d’emblée souligné que «la tenue de ce présent salon est le fruit de la réussite du précédent. C’est un immense challenge pour nous. Nous avons été un peu  sévères cette année. Nous caressons le rêve de pouvoir réunir des photographes issus des  48 wilayas du pays.»

Cette édition insolite ne regroupe pas moins de 45 photographes amateurs et professionnels, provenant de 17 wilayas. Armés de leurs boîtiers et d’un sens aigu pour la  prise de vue, les participants ont livré des photographies parlantes et hilarantes. En effet, la plupart des exposants ont privilégié des scènes de vie, frisant une rigolade naïve. Le photographe amateur, Douakh Hamid, propose deux photographies laissant plus d’un pantois.

Dans C’est l’heure du thé pour cette famille de sangliers, il montre des sangliers se dirigeant tout droit vers un salon de thé. Dans Descente de Chréa sur des roulettes, on aperçoit, dans une légère pénombre, un petit garçon empruntant un virage sinueux, sur une planche à roulettes. Chef de projet dans une agence de publicité et membre au club des photographes amateurs, ce jeune, à l’œil vif et au sens de la répartie, indique qu’il a été bercé depuis sa tendre enfance dans les albums de famille. «J’aime l’évasion et la découverte. A chacune de mes escapades, j’essaye d’immortaliser la beauté de mon pays. J’essaie de concilier mon amour de la photo avec mon côté aventurier. Il faut être au bon moment pour capter des images insolites. Je voudrais, à travers mes différents clichés, promouvoir la destination Algérie.»

Amateur de photos insolites depuis 2000, Krache Youcef est présent avec une seule photo regorgeant d’admiration et d’intrigues. Intitulée Poussins multicolores, cette photo a été prise lors d’un séjour à Casablanca.
Comment peut-on se procurer de tels poussins, enduits de peinture aux couleurs criardes, à l’image du bleu, de l’orange ou encore pistache ? Ce licencié en tourisme répond naïvement en disant que le commerçant a dû certainement modifier génétiquement la couleur ces animaux. «Mon appareil me permet de capter des moments inoubliables. A travers ce genre de manifestations, je ne veux pas me faire connaître en tant que personne, mais je veux faire découvrir le cliché en lui-  même», argue-t-il timidement.

Dans le registre des photographes professionnels, on retrouve les clichés éloquents de nos deux confrères d’El Watan, Lyès Habbache et Sami Kharoum. Lyès divulgue une photo franchement rigolote, où l’on distingue un vieux couple sur une motocyclette se pavanant en plein centre-ville de Béjaïa. Pour sa part, Sami dévoile deux coups de cœur, un chameau immobilisé devant un épicier à Kouba, et ce, sous le regard hagard de deux passants. Pluies de poules au stade du 20 Août à Alger est un autre cliché embarrassant, où un bonhomme prend la poudre d’escampette avec une poule dans les mains.
 


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