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Djamel Allam

La Djaouhara ne se fond pas



Généreux, humain et sensible. Mais avant tout, il était musicalement méticuleux, artiste et créatif. Il a modernisé la musique kabyle. Il était derrière la consécration de plusieurs artistes. Retour sur la légende Djamel Allam.   

Album

L’artiste est auteur de sept albums. Le premier, Mara-d youghal, sort en 1973. Suivront, en 1978 et 1981 et 1985 trois autres albums intitulés Les rêves du vent, Si Slimane et Salimo. Mawlûd en 1991 et le Chant des Sources en 1995.

Béjaïa

C’est la ville qui a vu naître l’artiste le 26 juillet 1947. Ses parents sont d’origine d’Ath Ouaghlis, sur les hauteurs de Sidi Aïch. C’est également celle qui sera sa dernière demeure. Il a été enterré dans le vieux cimetière Sidi Mhamed Amokrane, où il repose désormais auprès de son père. Très jeune, en 1967, il quitte sa ville pour s’installer à Marseille.

Cinéma

Djamel Allam était également acteur de cinéma. Il a joué dans de nombreux films, notamment le film Fort Saganne. Le dernier, celui d’Ahmed Rachedi, qui a réalisé le film sur Mustapha Ben Boulaïd ; Djamel y avait incarné un imam dans la prison d’où s’étaient évadés Ben Boulaïd et ses compagnons.

El Hachemi Guerouabi

Djamel Allam a conservé un attachement au chaâbi qu’il a magistralement interprété dans  Ya khouya El Hachemi, un hommage au maître du chaâbi, El Hachemi Guerouabi, disparu en 2005

France

L’artiste quitte le pays en 1967 et débarque en France, plus précisément à Marseille. Puis s’envole pour Paris où il devient machiniste au Théâtre du Gymnase, où il rencontre de grands noms de la chanson française, comme Georges Brassens, Georges Moustaki, Léo Ferré ou Bernard Lavilliers.

Gouraya

En 2001, avec la complicité du compositeur Safi Boutella, il sort  Gouraya, un autre album qui a rencontré un franc succès en Algérie et en France, notamment. L’artiste a aussi collaboré avec d’autres grands noms de la scène artistique comme Meziane Rachid, Ahmed Malek, Boudjemia Merzak, Safi Boutella, Kamal Hamadi.

Hommage

L’artiste a rendu plusieurs hommages, tel celui à El Hachemi Guerouabi avec le King Khaled. La chanson est intitulée Ya Khoya El Hachemi. Aujourd’hui, ce sont d’autres artistes qui ont tenu à lui rendre hommage. Arrivée en début de matinée à l’aéroport Abane Ramdane, la dépouille du défunt a été immédiatement transportée par un cortège funéraire au hall du théâtre Abdelmalek Bouguermouh, où deux heures durant, elle a été exposée au public, venu en grand nombre pour lui rendre un dernier hommage.  Avant son décès, l’ONDA avait organisé, en novembre dernier à Béjaia, un gala en hommage au chanteur, qui était présent malgré de «sérieux» problèmes de santé. De grands noms de la chanson kabyle, comme Boudjemâa Agraw et Brahim Tayeb, ont déroulé une partie de son riche répertoire, décliné à l’occasion en présence de l’artiste, icône de la culture algérienne.

Ithran

La deuxième édition du festival Ithran qui s’est tenue à Béjaïa a dû être écourtée en raison du décès de Djamel Allam, auquel un hommage a été rendu. Les organisateurs ont  arrêté l’activité pendant une minute de silence afin de dire adieu à l’artiste.

Jacques Higelin

Il fut un temps le musicien de Jacques Higelin. Les artistes témoignent qu’ils venaient le chercher pour son oreille fine, son sens du rythme, son assurance et sa maîtrise.

Kabyle

C’est l’un des pionniers qui a modernisé la musique et la chanson kabyles. A quelques titres près, tout le répertoire du chanteur est interprété en kabyle.

Littérature

Djamel Allam se passionnait pour la littérature. Selon Boubekeur Khelfaoui, l’artiste  compensait sa sortie prématurée de l’école par un amour fou de la littérature. «Il avalait deux à trois bouquins par semaine. C’était un véritable érudit. Parlant un français châtié, il pouvait tenir la discussion sur les classiques français, le romantisme, le dadaïsme, l’école littéraire soviétique, les apports de la pensée de Marx à la décolonisation, l’émergence de la littérature algérienne d’expression française et les secrets de la poésie pastorale chantée par l’école chaâbie, le raffinement urbain de la musique andalouse, les diverses époques de l’art universel… Il était un champion dans les mots croisés, chaque matin il faisait sa revue de presse, sa grille de mots croisés muette de niveau 5 en prenant son café noir.

Mara-d youghal

(Quand il reviendra).  Un grand succès de 1973. C’est son premier album. Largement adoré par le public mais aussi par les médias. En 1972, Djamel Allam apparaît en première partie du spectacle de Brigitte Fontaine à Alger. C’est un artiste qui marque la scène. Malika Domrane parle d’ailleurs d’une «bête de scène».

Octobre

Il revient à Paris après une période passée en Algérie, où il crée une société de spectacle afin de mettre son expérience au service des jeunes artistes. Puis il enregistre Mawloud  un douloureux témoignage sur les événement d’Octobre 1988 dont il a été témoin.

Pêche

Après la musique qu’il étudie d’ailleurs, il s’adonne à la pêche sous-marine. C’était le passe- temps du chanteur. Une passion même. Il adorait tout simplement la mer.

Réalisateur

Djamel Allam  réalise en 2012 Banc public, un court métrage où il met en scène une jeune femme assise, toute à ses pensées derrière ses lunettes de soleil. Nombre de passants vont s’efforcer, chacun à sa manière, d’attirer son attention. Sans succès. Le film a obtenu l’Olivier d’or au Festival du film amazigh de 2013 à Tizi Ouzou.

Sadek El Bedjaoui

Très jeune, Djamel Allam effectue un passage au conservatoire de musique de la ville, où il s’initie aux répertoires andalou et chaâbi sous la conduite du maître et ténor Sadek El Bedjaoui (1907-1995).

Tella

Une chanson Tela Temkant deg ul- iw. (Il y a une place dans mon cœur).  C’est une chanson de son premier album. Reprise même après l’assassinat de Lounès Matoub comme hommage, en changeant seulement un couplet.

Ur ttru

(Ne pleure pas) Une chanson dédiée à la Révolution. Une maman attendant le retour de maquis de son fils ou mari moudjahid. Une chanson qui a marqué aussi toute une génération.

Vava Inouva

Idir, autre icône de la chanson kabyle, a confié que c’est Djamel Allam qui l’a poussé à chanter A Vava Inouva, quand il était parti lui proposer de la chanter. «Cette chanson est la tienne, elle te mènera loin, c’est grâce à lui que je suis là», a-t-il témoigné.

Youyou des anges

C’est son dernier album signé en 2008 qui arrivera en France en 2009.


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