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Pertes humaines et matérielles dues aux intempéries Météo

Algérie dans le box des accusés



En l’absence de cartographie exacte des zones inondables et de la mobilisation effective des collectivités locales, plusieurs régions du pays continueront de subir les aléas du climat avec ses fortes chutes de pluies qui occasionnent malheureusement et régulièrement des pertes humaines et matérielles.

En effet, ce sont 24 wilayas du pays qui ont vécu une situation particulière, voire exceptionnelle, induite par le mauvais temps caractérisé par des pluies torrentielles et des orages violents. L’invité de la rédaction, M. Melizi, délégué national aux risques majeurs du ministère de l’Intérieur, a affirmé que pour le moment, l’Algérie ne dispose pas de cartographie exacte des zones inondables, ajoutant qu’elle «est en train d’être réalisée» par le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (Craag) et le Centre national de recherches appliquées en génie parasismique (CGS). «Elles sont en train de se faire. Le Craag et le CGS préparent un micro-zonage des wilayas du Nord», a-t-il précisé, ajoutant que pour le moment, «nous n’avons pas encore la cartographie des zones inondables». Abordant le volet des dernières intempéries qui ont affecté plusieurs wilayas, M. Melizi a estimé que c’est «une situation inédite, due à des pluies torrentielles et des orages violents».
Concernant l’épineuse question de la gestion de ces catastrophes, le délégué national aux risques majeurs au ministère de l’Intérieur a estimé hier que les collectivités locales ne sont pas les seules à être responsables des inondations survenues récemment dans les villes de l’Est du pays, au vu des moyens dont elles disposent. «Je ne suis pas d’accord de dire que la défaillance vient des Collectivités locales car elles font avec les moyens dont elles disposent», a-t-il affirmé. Pour l’invité de la rédaction, «à Constantine, il n’y a pas eu de BMS prévenant qu’un événement allait survenir. Même chose à Aïn Kbira et Tébessa. Les BMS n’arrivent pas au bon moment et ne sont pas précis» pour, a-t-il ajouté, «prévenir la population qu’un évènement violent allait survenir». M. Tahar Melizi a précisé que cette situation «inédite» a été provoquée par une forte pluviométrie, soit 80 millimètres de pluies en 25 minutes, représentant une quantité équivalente à 3 mois de pluie. Revenant sur les inondations qui ont touché les régions d’Aïn El Kebira, Chréa et Tébessa, M. Melizi a rejeté la responsabilité sur le Centre national de météorologie, dont les bulletins météo spéciaux n’arrivent pas «au bon moment sinon pas du tout», qu’ils ne sont pas suffisamment précis et même «assez vagues». Cependant, le délégué national aux risques majeurs du ministère de l’Intérieur a déclaré que les responsabilités des pertes engendrées ont été situées, sans pour autant les préciser, mentionnant toutefois la création d’une commission ministérielle chargée d’analyser les causes de ces inondations. L’invité de la rédaction de la Chaîne 3 n’a pas manqué de souligner que ce type d’«évènements» se manifeste également dans d’autres pays du monde entier.
Enfin, selon M. Melizi, les collectivités locales, pour éviter aux populations de revivre ces drames, doivent revoir toutes les dispositions nécessaires «pour mieux se préparer pendant toute l’année», signalant que les dommages causés par ces intempéries s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars.

Malika Bougherara


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