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Donner chair et parole au Lieu



L’exposition «Architectures d’ensembles» de l’artiste espagnole Roser Caminal est visible à la Villa Abdeltif jusqu’au 16 octobre. Photographie, vidéo et installation composent cette exposition conceptuelle autour de l’histoire d’Alger, et notamment de La Casbah. A l’issue d’une résidence artistique organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), Roser Caminal revient sur la transformation du littoral algérien et de la vieille cité ottomane dès les premières années de l’occupation française. Dans un aller-retour entre passé et présent, «Architectures d’ensembles» s’étale sur trois salles : la première abrite une exposition de photographies très peu mise en valeur tant on y déplore l’absence du moindre effort scénographique ou de lumière. Plongées dans la pénombre et simplement collées à un mur qui a sérieusement besoin d’un coup de peinture, les photos relatent une balade dans les rues de La Casbah, avec un regard attentif sur ses portes, ses fenêtres, ses ruelles étroites et ses cafés. Ces images sont accompagnées d’une vidéo intitulée «L’ordre déchiré» où défilent des paires de mots d’apparences contradictoires, liés par la conjonction «ou» et «et», faisant «référence à la façon dont le langage crée et reproduit les processus de subordination. La vidéo tente d’ouvrir la possibilité de briser cette idiosyncrasie linguistique qui, bien qu’elle soit une construction sociale, est perçue comme naturelle», explique l’artiste. Dans la deuxième salle, une installation intitulée «Inventaire» faite à partir de restes de matériels détruits présente un amas de gravats à l’entrée de la galerie, avec un panneau lumineux où défile la phrase «Je ne peux que savoir les ruines : ce qui nous unit vraiment». Laquelle conclut également la vidéo «Si je te vole la mer» exposée dans une troisième salle où un rétroprojecteur fait défiler des images d’archives et des scènes de vie quotidienne actuelle dans La Casbah. Celles-ci sont accompagnées d’un poème dialogique entre Roser Caminal et le musicien algérien Ahmed Chaâbi sur l’amour, la domination et la complexité des rapports humains : «Si je te vole la mer, comment vas-tu m’échapper ? Vas-tu te replier sur toi-même ? Vas-tu fuir vers les chaînes de montagnes ? Mais au-delà, il n’y a que le désert. Le désert et les temps encore plus sombres de se définir sans chevaucher le temps qui passe, d’un retour aux racines de cendres impossibles que tu ne veux pas rappeler non plus» ; un texte qui se veut une métaphore de la relation conflictuelle, souvent inégale, entre le lieu et l’entité qui en prend possession et le dépossède de son identité.
S. H.

 


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