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Généraux arrêtés

des enquêteurs épluchent les comptes des Régions



Par Karim B. – Des experts judiciaires ont été dépêchés dans les Régions militaires dont les généraux qui les commandaient ont été placés sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida, rapporte le quotidien arabophone El-Khabar. Selon le journal, des témoins civils seront, par ailleurs, entendus dans le cadre de l’enquête.

Les chefs des première, deuxième et quatrième Régions militaires sont en détention, rappelle-t-on, outre l’ancien commandant de la Gendarmerie nationale et l’ancien directeur des finances au ministère de la Défense nationale. Tous sont poursuivis pour «enrichissement illicite» et «trafic d’influence», selon des sources informées qui avait fait état à Algeriepatriotique de leur détention provisoire le jour même.

C’est la première fois qu’un aussi grand nombre d’officiers de haut rang sont jugés en même temps dans des affaires liées à la gestion des deniers publics. Dans les années 1980, l’affaire du général Mostefa Beloucif, qui avait détourné des sommes astronomiques de la caisse du ministère de la Défense nationale, avait défrayé la chronique. L’opinion était alors étonnée qu’un personnage «aussi influent» eût été incarcéré pour détournement de fonds. Le président Chadli Bendjedid avait, à l’époque, ordonné que le cas Beloucif soit traité par la justice et ce dernier sera condamné à plusieurs années de prison ferme.

Les cas de généraux Hassan et Benhadid, arrêtés il y a quelques années, avaient, eux, provoqué une vive polémique, leur emprisonnement n’étant pas lié à une affaire de corruption ou de prévarication. Le général Hassan, un de ceux qui ont conduit la lutte antiterroriste au sein des services de renseignement sous la houlette du général à la retraite Mohamed Mediene dit Toufik, avait été arrêté pour une affaire liée à l’exercice de sa fonction. Le général Toufik avait, on s’en souvient, rendu public un communiqué dans lequel il affirmait que son subordonné avait mené une mission commandée dans les règles et qu’il en assumait l’entière responsabilité. Mais la tentative de l’ancien patron de l’ex-DRS de sauver son élément fut vaine.

Le général Benhadid avait, quant à lui, été arrêté pour avoir proféré de graves accusations contre le frère du président Bouteflika. Ses déclarations publiques avaient été interprétées comme un appel à un coup d’Etat militaire et son emprisonnement avait donné lieu à une vague de protestations mais qui n’eurent aucun effet sur le sort qui avait été réservé à ce haut gradé à la retraite. Le général Benhadid sera libéré quelque temps plus tard, officiellement pour des raisons de santé.

La purge opérée par le président Bouteflika dans les rangs de l’armée est un signal fort à l’endroit des hauts fonctionnaires de l’Etat «quel que soit leur rang», comme l’a répété encore récemment le ministre de la Justice, Tayeb Louh. C’est sans doute un signe que l’opération «mains propres» n’en est qu’à ses débuts et que le chef de l’Etat veut effacer l’image du président sous le règne duquel la rapine et la concussion auront prospéré.

K. B.


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