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Maintenance avion d’Air Algérie

Plusieurs syndicalistes suspendus



Douze membres du Syndicat national des techniciens de la maintenance avion (SNTMA) ont fait l’objet d’une suspension «temporaire» de la relation de travail suite à la grève enclenchée il y a plus d’une dizaine de jours par les techniciens de maintenance d’Air Algérie. Selon des sources syndicales, le nombre des grévistes dépasse les 200 techniciens.

Deuxième réaction de la direction générale : appel à candidature pour le recrutement de techniciens et d’ingénieurs de la maintenance aéronautique à travers un placard publicitaire paru dans la presse nationale, qui fixe le dernier délai de dépôt des dossiers au 30 novembre sans préciser toutefois le nombre et serait destiné à couvrir les besoins de la compagnie en cette catégorie de personnels pour 2019.

Pour les syndicats grévistes, il s’agit plutôt «d’une manœuvre» car pour devenir mécanicien, il faut avoir un diplôme universitaire (spécialité aéronautique) plus une formation continue durant 5 ans spécifique à chaque type d’avion (Boeing, Airbus, ATR) pour être habilité à réviser un aéronef ou un élément de l’aéronef. Quant à l’appel pour le recrutement, les syndicalistes s’étonnent de cette démarche d’autant plus que Alleche Bakhouche, PDG de la compagnie, a signifié à plusieurs reprises lors de ses sorties médiatiques qu’Air Algérie a décidé «le gel des recrutements» et qu’elle est en pleine phase de «redéploiement du personnel».

La compagnie aérienne a aussi essayé de faire appel à des retraités, mais même dans ce cadre-là, il leur faut un recyclage d’au moins un an. La direction générale a confirmé à plusieurs  reprises que la situation financière actuelle de la compagnie aérienne ne permet pas du tout de revoir l’échelle des salaires, affirmant qu’elle inscrit cette exigence dans les «priorités urgentes», dès l’amélioration de sa situation financière.

Air Algérie subit des pressions financières considérables en raison de la masse salariale, de l’excès d’emplois non productifs, en plus de la dette accumulée et de la concurrence directe et indirecte avec d’autres compagnies aériennes.

La persistance de la grève risque d’avoir des conséquences sur la sécurité des avions et donc des passagers et du personnel navigant (PNT et PNC). Les avions d’Air Algérie risquent aussi d’être plus fréquemment contrôlés surtout dans les aéroports européens. En plus de cela, l’image de marque de la compagnie ne sera plus perçue de la même manière.

Mohamed Charef, conseiller du PDG de la compagnie, interrogé par la presse nationale, s’est voulu rassurant : «Tous les vols sont soumis à des règles de contrôle de sécurité très strictes avant le décollage. Aucun avion ne décolle s’il ne remplit pas les conditions requises pour assurer un vol en toute sécurité. Encore une fois, nous avons des contrôles qui se font au niveau de tous les aéroports, que ce soit en Algérie ou à l’étranger. Pour qu’un avion aille en Europe, les conditions sont draconiennes.» La direction générale considère cette grève illicite car «ces revendications ont déjà été traitées avec le ministre des Travaux publics et des Transports et tranchées par la justice», et les grévistes risquent de sévères sanctions en application du règlement intérieur de l’entreprise.

Les revendications sont toujours les mêmes depuis de nombreuses années : «Une justice salariale en accord avec la hiérarchisation des métiers et des salaires, dictée par la convention collective d’Air Algérie et la situation des mécaniciens et ingénieurs recrutés dans le cadre d’un contrat CDD, en violation des lois de la République et de la compagnie.»

Un commandant de bord nous a confié que la situation pourrait devenir, à terme, intenable. Recruter des jeunes sans expérience dans ce domaine pointu est risqué,car ils ne pourront pas faire la gestion des pistes. Chaque avion est vérifié visuellement avant chaque vol. Puis, à la fin de la journée, on examine le journal de bord de l’appareil pour s’assurer qu’aucune tâche périodique n’est à faire. Après chaque vol, le commandant de bord se doit effectivement de noter sur le carnet de bord les éventuelles remarques de fonctionnement de son avion. S’il détecte une anomalie, celle-ci est donc indiquée et prise en compte par le mécanicien qui agit en conséquence.

Le programme de maintenance est prédéfini et suit des règles strictes. Il comprend notamment les visites de petit entretien ou visites périodiques. Il s’agit d’entretiens mineurs de contrôle des instruments de navigabilité et de fonctionnement du couple moteur/hélice. Concernant les visites de grand entretien ou grandes visites, ces entretiens demandent de plus gros moyens car le mécanicien contrôle en détail la cellule de l’avion et son moteur.


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