Une ex-députée écope de 6 mois de prison



Une famille disloquée et écorchée par un malheureux drame qui a met fin aux espérances d'une mère qui voulait faire de ses « enfants », les meilleurs au monde.
Une mère qui a travaillé au lycée Emir Abdelkader de Bab El Oued durant les années 80 en tant que professeur des sciences avant d'être nommé directrice au niveau du dit établissement scolaire de 2003 à 2008 avant de rejoindre le parti RND et vu les connaissances qu'elle avait a fini par décrocher un mandat de cinq ans au sein de l'APN, en qualité de députée durant la période allant de 1997 à 2002.

La dame en question répondant aux initiales de C.F.Zohra qui a été reçue par l'ancien président américain George W. Bush et l'ancienne ministre des affaires étrangères Kondo Liza Riz a fini par se retrouver après un long chemin dans le domaine politique, impliquée et inculpée dans une affaire familiale liée à un crime dont l'inculpé et la victime ne sont que ses propres fils.
Youcef décédé et enterré et Amine inculpé et condamné et deux belles filles impliquées. L'une innocentée des graves accusations portées contre elle et l'autre condamnée à cinq ans de prison ferme par contumace.
L'épouse du principal accusé Amine, H. Kamilia a tout fait pour sauver son mari des griefs retenues contre lui au cours de l'instruction judiciaire, elle été blanchi du chef d'inculpation retenu contre elle par la chambre d'accusation de la cour d'Alger à savoir non dénonciation de crime.
Quant à l'épouse de la victime que tout le monde dans la salle d'audience aurait souhaité sa présence pour écouter sa version des faits, s'est vu infligé une peine de 5 ans de prison ferme par contumace c'est-à-dire le verdict a été prononcé en son absence. Toutes les personnes auditionnées et même celle qui n'a pas été entendue par le tribunal laissaient entendre que celle-ci c'est-à-dire le médecin détient la clé du crime pour la simple raison que l'ex-femme du défunt T. Sabrina Eline lui aurait fait de fracassantes déclarations par rapport à son implication directe dans le meurtre de son époux.
Elle lui aurait déclaré qu'elle s'amusait avec l'arme à feu et que le coup est parti involontairement se loger dans la tête de Youcef et qu'Amine n'était pas présent sur le lieu du drame.
Dans le même contexte, la présidente du tribunal criminel d'Alger, de la deuxième juridiction en l'occurrence Mme Keddar Nadia entourée de ses deux conseillères respectivement Bouhalouane Fatiha et Hadjeb Hiyam et de quatre membres du jury a lancé à la direction de la femme debout en face d'elle : « Je vous remercie infiniment pour le respect que vous donnez à la justice mais je ne peux pas vous écouter dans le cadre de cette affaire car votre nom ne figure pas dans la liste des personnes convoquées par le tribunal criminel. Vous pouvez assister au procès. »
Bon bref ! Revenons aux faits de cette regrettable affaire qui a jeté en émoi les habitants de la cité Said Hamdine de Bir Mourad Raïs, il y'a de cela cinq ans, lorsque Mme Fatma Zohra a appelé les jeunes du quartier pour alerter les policiers et n'a pas manqué au même temps d'appeler les éléments de la protection civile en leur demandant de venir vite pour secourir son fils ( Rabi Yarahmou) qui a fait plusieurs tentatives de suicide.
Aussitôt alertés, les éléments de la brigade criminelle d'Alger Ouest, la police scientifique et la protection civile se sont immédiatement rendus sur le lieu du drame pour faire une découverte macabre. Un corps inerte enveloppé dans un drap.
Au moment où les éléments de la brigade criminelle ont entamé leurs investigations et procédé à l'interrogatoire de toutes les personnes qui se trouvaient sur les lieux, leurs collègues de la police scientifique se sont chargés quant à eux de relever les indices et preuves matérielles pouvant aider l'enquête. Tandis que les éléments de la protection civile ont transporté le cadavre vers la morgue de l'hôpital de Mustapha où le décès est confirmé et le diagnostic parle d'une « mort suspecte ».
Au cours de son passage à la barre, la mère du défunt a déclaré à la juge : « Je me trouvais dans mon deuxième appartement qui fait face à l'appartement où habitaient mon fils Youcef et sa femme Sabrina. Soudain, j'ai entendu des cris lorsque je suis sorti ma belle-fille m'a dit : « Appelez vite les pompiers, Youcef est tombé ! Il s'est blessé, il est inconscient ! ».
Paniquée j'ai fait appel aux jeunes du quartier qui sont venus en masse pour me soutenir dans mon chagrin.
A la question de savoir si elle a procédé au nettoyage du lieu du drame et de l'arme à feu, elle a clamé haut et fort à la direction de la présidente : « Votre honneur, Mme la juge, je ne savais pas ce que je faisais ce jour-là. Je l'ai fait sans arrière-pensée ! ».
Et la présidente de répliquer : « Vous savez Mme que par votre geste inexpliqué vous avez presque effacé les traces pouvant aider l'enquête judiciaire heureusement que l'autopsie a déterminé que la mort est provoquée par un coup d'une arme à feu ».
L'inculpée non détenue qui n'a pas pu se tenir debout et n'a pas cessé tout au long de son audition de pleurer a affirmé à la présidente : « Je ne voulais pas d'elle à la maison. Chaque jour que Dieu faisait, elle crie des problèmes avec l'ensemble de la famille. C'est une fille qui jouissait d'une mauvaise réputation ! Youcef passait tout son temps avec moi, il me disait qu'il ne voulait plus d'elle ! Il était agressif avec elle car elle ne le respectait pas et s'habillait d'une drôle façon ! ».
Encore une la présidente intervient et remis à l'ordre la mise en cause : « Défendez-vous comme il se doit ! Ne parlez pas de l'inculpée de cette façon, elle est absente vous ne devez pas dire de telles choses sur sa personne ».
Interrogé, son fils Amine poursuivi quant à lui pour avoir tué son frère Youcef, l'inculpé qui a été condamné lors de son premier jugement au tribunal de Dar El Beida, à sept ans de prison ferme a clamé haut et fort son innocence : « Je n'ai rien à voir dans cette affaire. Je ne suis concerné ni de près ni de loin dans le meurtre de mon frère ! ».
Et d'ajouter : « Je n'étais pas à la maison au moment où mon frère a été tué. C'est vrai que mon frère était agressif et répressif mais je ne l'ai pas tué ! »
Il est vite interrompu par la présidente : Est-ce qu'il ne s'agit pas de l'achat d'un véhicule ? Est-il vrai que vous vous êtes opposez que votre mère lui achète, une voiture ?
Il a répondu : « Non ! Non ! Mme la présidente, ce n'est pas vrai, mon frère méritait tout ! ».
Appelée à la barre, son épouse H. Kamilia a tout fait pour sauver la tête de son mari. A toutes les questions posées, elle a répondu par la négation : « Je ne sais pas ! Je n'ai rien entendu ! J'ai rien vu ! Mon mari n'était pas présent au moment des faits ! J'ai rien contre Sabrina, c'est elle qui ! Mais je ne sais pas ! ».
Furieuse et d'un ton menaçant, la présidente lance à la direction de l'accusée : « De quoi vous avez peur ? Vous vous contredisez beaucoup dans vos déclarations ! Dites la vérité c'est dans votre intérêt ! ».
Les témoins qui se sont succédé aux témoignages n'ont apporté de nouveau dans cette affaire. Ils ont été tous sollicité par les avocats de la défense dont maitres Kheyar Tahar et Laadj Mohamed Amine, pour venir témoigner en faveur de tous les accusés sauf pour l'ex-épouse du défunt.
Des témoignages que la présidente et le procureur général M. Tahir Hamid ont rejeté et dans la forme et dans le fond car personne n'était présente sur la scène du drame.
Ils étaient tous unanimes de déclarer à la présidente et au représentant du ministère public qu'ils ont été : « Invités de venir témoigner en faveur de la famille des inculpés par les avocats de la défense l ».
Prenant la parole, le représentant du parquet général a d'emblée affirmé que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations sont formelles notamment en ce qui concerne l'intention criminelle qui existait auprès de chaque inculpé.
Le procureur a estimé que : « La faute incombe à la maman qui a tout fait pour effacer les traces d'un crime commis par son fils sur son propre frère ».
Selon toujours le parquetier chacun des mis en cause avait une mission bien déterminé pour accomplir : Si Amine s'est chargé de tirer une balle dans la tête de son frère, Sa mère s'est chargé quant à elle de nettoyer l'endroit du drame et cacher le pistolet qui a servi dans le meurtre. Quant à l'épouse du principal inculpé a été chargé d'accabler l'épouse de la victime avant de revenir dans ses déclarations dans le procès.
Le procureur général n'a pas manqué de requérir la réclusion à vie contre l'inculpé Amine M et 5 ans de prison ferme contre la mère du défunt et sa belle-fille.
Les avocats de la défense dont l'assistante de maitre Kheyar Tahar qui a fait un long discours en matière scientifique pour disculper son client, coincés par les contradictions relevées au cours des débats et le réquisitoire du procureur général, ces derniers se sont contentés de demander l'application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes.
Après les délibérations, le tribunal a répondu par oui à toutes les questions relatives à la culpabilité d'Amine et sa mère et par non concernant la belle fille H. Kamilia.
Ainsi, le principal a été condamné à 7 ans de prison ferme pour s'être rendu coupable d'homicide volontaire alors que sa mère a écopé de 6 mois de prison avec sursis.


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