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Amada « J’ai décidé de ne pas partir pour être prêt pour la CAN »



« Le Mouloudia peut gagner quelque chose cette saison »

Très discret dans les médias, le joueur malgache du Mouloudia d’Alger, en l’occurrence Ibrahim Amada, a accepté de sortir de sa réserve et de se confier au Buteur ainsi qu’à la chaine El Heddaf TV sur son expérience avec le Doyen et ses perspectives d’avenir, lui qui devra obligatoirement quitter le championnat algérien à la fin de la saison huit ans après son arrivée en raison de la loi de la FAF en vigueur, qui interdit aux joueurs étrangers de plus de 27 ans d’évoluer au pays. Amada qui jouera avec sa sélection la CAN en juin prochain nous a parlé des contacts qu’il a pu avoir et son regard sur la phase retour de l’équipe cette saison. Entretien.

Vous êtes indisponible depuis plusieurs semaines maintenant en raison d’une blessure. Comment gérez-vous cette période difficile ?
Avec l’enchainement des voyages que ce soit avec la sélection nationale ou bien le Mouloudia, j’ai accumulé beaucoup de fatigue. Je me suis blessé aux Ischio-Jambiers. C’était prévisible. Je me dis que je n’aurais pas dû jouer certains matchs. Ça m’aurait évité cette blessure. Cette saison, j’ai manqué pas mal de matchs de championnat, mais bon, que voulez-vous, c’est ça notre métier. Les blessures font partie de la vie d’un footballeur. Je dois m’accrocher.
Vous avez débarqué au club il y a un an et demi de cela. Comment évaluez-vous cette période sous les couleurs du MCA ?
Une période parfaite, je dirai. C’est vrai qu’on joue toujours sous pression, mais évoluer dans un stade avec 50 000 supporters, c’est très motivant aussi. Mon adaptation s’est faite rapidement et je suis très content de mon parcours jusque-là.
Malheureusement pour vous, il manque un titre à ce parcours, n’est-ce pas ?
C’est vrai qu’on était très bien placés la saison passée pour gagner le titre. C’est dommage. La préparation estivale n’a pas été bonne, mais Casoni et son staff ont essayé de rectifier ça durant la saison. On jouait bien, il y avait de la joie quand on était sur le terrain. Notre seul regret, c’est de n’avoir pas pu concrétiser cela par un titre en fin de saison.
Justement, qu’est-ce qui n’a pas marché au final ?
Je pense que nous sommes tombés dans le doute au pire moment de la saison. La fatigue s’accumulait aussi. On avait réussi à bâtir quelque chose de fort en un an seulement.
Beaucoup assurent que le match perdu face à la JSK en Coupe d’Algérie a créé une forme de cassure. Etes-vous d’accord ?
Oui, c’est exactement ça. A partir de ce match, on a commencé à douter. Les résultats ne suivaient plus. On a commencé à se poser des questions. On perdait nos acquis et physiquement, on avait flanché aussi. Il y a eu par la suite la défaite face au NAHD qui nous complétement tués. On y a perdu le titre.
Paradoxalement, en Ligue des champions africaine, le début du parcours était assez intéressant. Comment expliquez-vous cela ?
C’était un nouveau challenge. On était motivés et quand tu gagnes à Sétif, tu te dis, c’est possible de faire quelque chose d’intéressant. Dommage, ça n’a pas suivi.
La préparation en France n’a pas été bonne aussi, non ?
Ce n’est pas ça. On n’avait pas trop le temps de faire une grosse préparation pour la saison. Il fallait être prêts pour la reprise de cette Ligue des champions et, par conséquent, le staff technique n’avait pas tous les ingrédients pour assurer une préparation digne de ce nom.
Comment vous jugez le parcours dans cette LDC ?
Je trouve qu’on a bien joué face au TP Mazembe que ce soit à l’aller ou au retour. On n’a pas été ridicules en somme. Je pense que l’inexpérience du groupe à ce niveau de la compétition nous a joué un mauvais tour. On s’est loupés de manière assez bête.
Par la suite, le début du championnat fut très compliqué…
On était saturés. Très fatigués. Mais bon, c’est passé. Là, on revient petit à petit.
Le départ durant l’intersaison de joueurs comme Balegh, Chaouchi, Karaoui a peut-être affecté le groupe aussi, non ?
Oui, peut-être, mais c’est le choix du staff et la direction et je ne peux rien dire sur ça. Après, c’est vrai qu’un joueur comme Karaoui, c’est un mec charismatique. Chaouchi, sa présence dans les buts suffisait pour déranger les attaquants adverses. C’était regrettable de les voir partir.
Comment était la relation avec Casoni ?
Casoni était très proche de nous. Constamment à l’écoute des joueurs, mais très exigeant aussi. Il ne faut pas oublier aussi le travail de Hakim Malek. Il faisait énormément de travail, notamment la vidéo. On a adhéré à leur travail. C’était un plaisir de jouer avec eux. Le coach a mis en place un style de jeu différent de ce qu’avait le Mouloudia avant.
Rafik Saïfi a pris la relève ensuite, avant l’arrivée par la suite de Amrouche…
Oui, avec Rafik, on a réussi à enchainer quelques bons résultats. On aurait préféré avoir de la stabilité, mais c’est comme ça. Tous les coachs qui sont venus nous ont apporté quelque chose. Amrouche a son style et il a des idées propres à lui. Ça commence à adhérer avec le groupe.
Amrouche a apporté un style de jeu complétement différent de celui de Casoni…
Il cherche un jeu plus efficace et cela demande beaucoup de travail. A l’entrainement, il nous oblige à réfléchir. Quand ça va prendre, ça va être bien pour l’équipe.
Pensez-vous que le MCA peut revenir en force durant cette phase retour ?
Je ne sais pas, mais ce que je peux vous dire, c’est que tout le monde est motivé pour revenir en force. On a recruté des joueurs qui vont apporter un plus à l’équipe. Je pense qu’on va être meilleurs.
Parlons à présent de votre avenir. Beaucoup d’informations disent que vous pourriez partir cet hiver. Qu’en est-il au juste ?
Tout ça, c’est des bruits de couloir. Les gens parlent beaucoup. Pour le moment, je suis au Mouloudia. J’ai parlé avec le président et j’ai décidé de rester. Je me sens très bien au club et je veux finir la saison avec un titre. Tout le monde rêve de jouer au MCA, notamment avec son public.
Vous confirmez avoir reçu des offres ?
Oui. Il y a eu des discussions avec mes agents, mais il n’y a rien eu de concret au final.
Jouer dans un des pays du Golfe vous intéresse ?
Je ne suis pas dans la réflexion par rapport à ça pour le moment. Actuellement, je suis plus focalisé sur ma blessure que je soigne. En tout cas, ça me fait plaisir qu’on me sollicite autant, mais c’est encore trop tôt pour en parler.
Vous aimerez rester afin de pouvoir jouer la CAN avec votre pays, n’est-ce pas ?
C’est tout à fait ça. Si je suis revenu en forme en sélection, c’est grâce au Mouloudia. J’ai l’ambition de réaliser une bonne CAN.
En Algérie, il y a une loi qui interdit aux joueurs étrangers de plus de 27 ans de jouer dans le championnat.
Dans l’idée, cette loi, ce n’était pas pour faire tort à qui que ce soit, mais ça fait des dommages collatéraux au final. Un joueur de 27 ou 28 ans, c’est à cet âge-là qu’il arrive à maturité. C’est là où le joueur est au sommet de sa forme. Là, on me dit qu’il faut que je quitte le championnat algérien. C’est regrettable. A la base, cette loi a été mise pour aider le joueur algérien à avoir une place en sélection, mais, à mon avis, pour relever le niveau d’un championnat, il faut avoir pas mal de joueurs étrangers. On retrouve ça dans les plus grands championnats au monde.
Il faut modifier cette loi selon vous ?
Oui, il faut la modifier. Accorder plus de souplesse au joueur étranger. Ce n’est pas l’âge qui fait la différence. Drogba par exemple, arrivé à 28 ans, il était au sommet de sa forme. Personnellement, j’ai du mal à encaisser cette loi.
Quel est la chose qui vous a le plus marqué en Algérie ?
L’hospitalité des gens durant le mois de Ramadhan. Ce n’est pas comme chez nous. J’étais étonné au début. Des gens qui ne te connaissent pas t’invitent chez eux pour manger. C’est fabuleux !
Vous avez pensé à avoir la nationalité algérienne, c’est vrai ?
Si je peux l’obtenir, je le ferai. C’est encore en cours de discussion. Je ne connais pas les procédures. C’est à la direction de s’en charger.

Les supporters du Mouloudia réclament un titre au moins cette saison. Le MCA a les moyens pour aller le chercher selon vous ?
Oui, on joue pour ça. On ne promet rien, mais on se donne à fond. En coupe, tout peut se passer. En championnat, on doit penser à revenir sur le podium pour ainsi viser une qualification africaine la saison prochaine. On doit laisser le temps au coach. Il fait un bon travail. Un grand club comme le Mouloudia mérite de gagner un titre.
Comment voyez-vous les chances de l’équipe en Coupe arabe ?
Il ne reste que des gros calibres dans cette compétition. On doit tout donner pour espérer aller encore plus loin.
La confrontation face à Al-Merreikh, comment la voyez-vous ?
C’est une équipe qui a éliminé l’USMA. Elle peut nous éliminer aussi. On doit bien préparer les deux matchs pour espérer passer. On est tombés sur un gros morceau.

 

 


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