Annonce du 5e mandat

le très dur regard de la presse internationale sur l’Algérie



L’annonce de candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat successif n’a pas laissé indifférente la presse internationale. Bien au contraire, les plus importants médias internationaux ont commenté cet événement en apportant un regard très dur sur l’Algérie de 2019. 

La presse française est celle qui s’est distinguée par un vocabulaire très péjoratif qualifiant l’Algérie d’un pays qui souffre d’une « fossilisation du pouvoir ». D’autres médias parlent volontiers d’une « momisation du pouvoir algérien ». Si pour Challenges, « Abdelaziz Bouteflika reste l’outsider qui avait su mettre fin à la guerre civile et dénoncer tous les maux du pays lorsque l’armée s’était résolue à faire appel à lui faute – déjà – d’autres cartouches », le prestigieux quotidien français Le Monde parle « d’une mauvaise nouvelle pour la société algérienne, étouffée par la paralysie du pouvoir ».

Dans son éditorial paru hier 11 février, Le Monde estime que Bouteflika aurait dû « dans un éclair de lucidité, de courage politique, voire de respect pour ses compatriotes, » renoncer, à 81 ans, « à briguer un cinquième mandat à la tête de l’Algérie, qu’il dirige depuis près de deux décennies ».

« Cette fossilisation du pouvoir scelle la rupture entre le sommet de l’Etat et la société, qui vivent deux histoires différentes. Au sommet, le président Bouteflika, entouré d’un clan dont l’opacité est telle que les observateurs les plus avisés se disent aujourd’hui incapables d’en déchiffrer l’évolution, reste figé dans la génération du FLN victorieuse de la guerre d’indépendance. A la base, une société jeune, qui voudrait vivre dans le XXIe siècle mais étouffe dans le carcan qui lui est imposé », dénonce ainsi avec virulence Le Monde dans son éditorial.

« Cette situation n’est pourtant pas inexplicable », souligne, quant à lui, Challenges d’après lequel le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika s’explique par d’abord, par « quelque deux cent mille morts de la guerre civile qu’a traversée ce pays dans les années 1990 ». « Villages entiers passés au fil de l’épée, innombrables disparitions organisées par les forces de répression, torture généralisée et intellectuels traqués et égorgés par des illuminés, le souvenir de cette décennie sanglante est si présent qu’il avait déjà dissuadé les Algériens de se joindre aux printemps arabes de 2011 », indique le même magazine français.

De son côté, BBC Afrique s’interroge sur la capacité de l’opposition algérienne à trouver « un candidat de consensus, capable de battre Abdelaziz Bouteflika, candidat de la majorité présidentielle, âgé de 81 ans ». S’agissant de la candidature d’Ali Ghediri, BBC Afrique note qu’un « général sans parti politique, ni soutien de l’armée, aurait peu de chances de battre le président actuel ».

« La désignation d’un candidat unique pourrait constituer un véritable défi pour l’opposition », tranche à ce sujet le grand média britannique. Enfin, l’agence russe d’information Sputnik News a rappelé enfin que « le Président ne s’est pas adressé à son peuple depuis son célèbre discours du 8 mai 2012 dans la wilaya de Sétif, dans l’est du pays ».

 

 


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