Béni-Mançour (Bejaia).. L’état du CW A42 exaspère la population



Les nids de poule géants et les crevasses profondes caractérisant l’état de cet important axe routier qui débouche sur l’échangeur de la pénétrante sur la RN5, rendent la circulation très pénible.

Bien que son importance ne soit plus à démontrer, tant son rôle dans la régulation du trafic routier entre les trois wilayas que sont Béjaia, Bouira et Bordj-Bou-Arréridj est établi, le tronçon de deux kilomètres du chemin de wilaya A42 reliant le village de Béni-Mançour et la commune d’Ath-Mansour est dans un état de vétusté indescriptible. Cette situation a fini par exaspérer la population, qui a décidé de se faire entendre en procédant hier mardi, à la fermeture de la mairie de Boudjellil pour quelques heures, en signe de protestation. Les nids de poule géants et les crevasses profondes caractérisant l’état de cet important axe routier qui débouche sur l’échangeur de la pénétrante sur la RN5, rendent la circulation très pénible.
Les automobilistes des autres régions rechignent souvent à l’emprunter, sauf en cas de nécessité (lors des fermetures des routes par exemple). Tel n’est cependant pas le cas des habitants de Béni-Mançour, dont c’est la porte d’entrée et de sortie du village, pour se rendre pour divers motifs, dans la commune voisine d’Ath-Mansour, dans la wilaya de Bouira. «Il est inconcevable qu’un important axe routier, qui joue un rôle de premier plan dans l’essor de l’économie régionale, vu qu’il relie trois importantes routes nationales que sont la RN 106, la RN 26 et la RN 5, soit totalement ignoré par les autorités», fulminent quelques délégués du village, à l’issue de la réunion avec le chef de daira de Tazmalt et les autorités municipales. Selon un protestataire qui a pris part à cette réunion avec les autorités, le chef de daira s’est engagé d’entamer provisoirement, dans une semaine au plus, des travaux de décapage et de pose de gravier, en attendant l’inscription d’un projet pour le bitumage de ce tronçon de chemin de wilaya. Des contacts ont été également pris sur le champ avec les directeurs des travaux publics des wilayas de Béjaia et de Bouira, ainsi qu’avec le chef de daira de M’chedallah (Bouira), pour constater sur le terrain l’état de cette route. En dépit de sa situation sur le territoire de la commune d’Ath-Mansour, les autorités de la wilaya de Bouira n’ont, par ailleurs, jamais montré un intérêt quelconque à l’égard de cet axe, «car il ne dessert que la population de Béni-Mançour», accuse un habitant du village de Béni-Mançour.
Ce n’est, pour le reste, pas la première fois que la population de cette localité proteste à ce sujet. Depuis 2015, il a été enregistré au moins une dizaine d’actions de rue, pour attirer l’attention des autorités sur l’état de délabrement de cette route, mais sans obtenir de résultats. «Ce chemin de wilaya que se partagent deux wilayas est un véritable no man’s land, qu’aucune autorité ne revendique», s’accordent à dire à maintes reprises les habitants. En tout état de cause, la population reste déterminée à exercer une pression sur les autorités pour la prise en charge réelle de ce problème. «Nous attendons que les autorités traduisent en mesures concrètes leur promesse, faute de quoi, d’autres actions d’une autre envergure seront entreprises, comme le blocage du trafic ferroviaire entre Alger, Constantine et Béjaia», avertissent les protestataires.
A. Arab


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