Mena Peace Studies

«Une aile du régime facilite les manifestations en Algérie»



Par Houari A. – Le site spécialisé Mena Peace Studies estime que les manifestations d’opposition à la candidature du président Bouteflika pour un cinquième mandat «sont appelées à se poursuivre».

Le site souligne que «parmi les éléments favorisant cette reprise de la vitalité sociale et politique, l’éloignement du spectre du printemps arabe, dont la vague s’est brisée en Syrie et qui ne semble plus une source d’appréhensions pour la population algérienne». «D’autant que, explique Mena Peace Studies, l’on note l’arrivée à l’âge de l’action d’une jeunesse sur laquelle le discours des dangers intérieurs et extérieurs n’a pas d’emprise vu qu’elle n’a pas vécu la guerre civile des années 1990 et pour laquelle le printemps arabe, éclaté il y a huit ans hors des frontières du pays, n’est pas une situation concrète».

S’interrogeant sur le «mécanisme déclencheur» des manifestations contre Bouteflika, le site dédié aux études stratégiques sur le Maghreb et le Moyen-Orient note qu’il est «très difficile de dire d’où est venu l’appel pour ces marches, d’autant qu’il n’est revendiqué par aucune partie», en relevant que le «caractère islamiste du mouvement de fond n’est pas décelable» et qu’«il n’y a pas de revendication idéologiquement spécifique en dehors d’une demande de départ du président Bouteflika et d’un changement de régime politique», bien que les manifestations aient lieu après la prière du vendredi.

Le site suspecte une «aile du régime favorable au départ d’Abdelaziz Bouteflika» d’avoir «facilité ces manifestations, probablement parce qu’elle considère qu’un chef de l’Etat avec une meilleure image au sein de l’opinion est plus bénéfique pour la stabilité du pays et, de facto, pour la pérennité du régime dans sa totalité».

«En d’autres termes, Bouteflika ne fait plus consensus au sommet, et la contestation populaire à son maintien peut être également lue comme l’expression d’une opposition au sein du régime lui-même», observe Mena Peace Studies qui note, néanmoins, que «cette explication n’est pas validée par l’image que donne le régime qui semble maintenir sa cohésion».

Prévoyant deux options, le site spécialisé pense que si la contestation s’essouffle ou que la majorité des Algériens décide que le retrait de la candidature de Bouteflika est une victoire d’étape, la conférence pourrait se tenir. Cependant, note-t-on, pour que la seconde option, celle de l’annulation du projet de transition, se concrétise, «il faudrait que la mobilisation populaire se poursuive au même niveau et ampleur nationale que celle observée depuis le 22 février». «L’attitude des services de sécurité à cet égard, après avoir laissé faire les manifestations pacifiques, sera un élément déterminant ainsi que le degré de sérénité et de sécurité qui va entourer l’expression populaire dans les rues», souligne, enfin, Mena Peace Studies.

H. A.

 


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