Décryptage. « Le pouvoir algérien cherche du temps pour négocier en son sein un candidat acceptable »



Selon Jean-Luc Marret, docteur en science politique, spécialiste des questions de violence, du terrorisme et des États fragile et Chercheur également à l’Université Johns Hopkins à Washington, le régime algérien est en train de manœuvrer en ce moment pour gagne du temps afin de « négocier en son sein un candidat acceptable ». 

Dans un entretien accordé à Maroc Hebdo, ce chercheur a expliqué que le pouvoir algérien « fait peut-être le calcul que la renonciation manifeste à un nouveau mandat sera entendue par tout ou partie de la population comme une victoire du peuple contre la nomenklatura au pouvoir, et disons une concession ».

« Si ce pari réussit, le pouvoir en place aura du temps devant lui, par exemple pour négocier en son sein un candidat acceptable. Sinon, si ce geste est perçu comme une manoeuvre dilatoire, les manifestations resteront l’expression d’un besoin de renouvellement auquel, s’il persiste, il faudra bien trouver une solution », décrypte encore Jean-Luc Marret, auteur d’une dizaine d’essais dont Techniques du terrorisme et Histoires de Djihad.

Le même chercheur souligne enfin que l’une des questions qu’on peut se poser dans le sillage de cet énorme mouvement populaire qui conteste la légitimité du pouvoir algérien est de savoir si « le régime en place peut-il promouvoir à terme, dans l’après-Bouteflika, un dirigeant paré des vertus de la société civile (laïques ou religieuses d’ailleurs) et non abîmé par la corruption ou le népotisme ? »

 


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