Dissolution du Parlement, départ de Bouteflika

les discordes minent de l’intérieur le régime algérien



Jamais, au grand jamais, le régime algérien n’a été aussi divisé de l’intérieur. La solidité du sérail algérien est en train de s’effriter d’une semaine à une autre et plusieurs désaccords empêchent les diverses composantes politiques du système politique de trouver des solutions à proposer à la rue. 

Selon nos sources, il demeure très difficile de trouver un consensus autour des réponses qu’il faut apporter aux revendications du peuple algérien qui, chaque vendredi, crie sa colère et son désir de changement. La feuille de route proposée par Bouteflika pour une période de transition nationale comprenant de prochaines élections présidentielles est en train de battre de l’aile. Ni le FLN ni le RND n’arrivent à défendre cette feuille de route auprès de l’opinion publique nationale. Pis encore, ces deux grandes parties s’effondrent petit à petit et leurs militants quittent les bancs pour rejoindre les manifestations anti-pouvoir.

Les organisations de masse comme l’UGTA et les autres associations satellitaires naguère dévouées pour le régime sont en pleine perte de vitesse et les dissidences sont très nombreuses. En clair, le régime algérien est isolé à l’intérieur du pays. Et le pays se dirige presque entièrement vers la paralysie si aucune solution convenable à la rue n’est proposée ou mise en oeuvre.

Seuls Lakhdar Brahimi et Ramtane Lamamra tentent de sauver la face avec leur activisme diplomatique. Lamamra réussit dans sa tâche et fait toujours patienter les grandes puissances en leur promettant des avancées notables. Mais Lakhdar Brahimi est éclaboussé par les critiques et le désaveu de la rue.

Cette situation compromet dangereusement la tenue de la conférence nationale du changement promise par Bouteflika. En attendant, aucun gouvernement de transition n’a vu le jour. Pourquoi ? Parce que là-encore, aucun consensus ne s’est dégagé autour d’une nouvelle équipe. Le pouvoir algérien se vide petit à petit de sa substance et il ne lui reste que deux derniers piliers : la Présidence et l’Etat-Major de l’Armée. La deuxième partie essaie de séduire le peuple et insiste sur les solutions qu’il trouver en urgence. La première partie n’envisage pas des changements majeurs sans le maintien temporaire du Président Bouteflika. Plusieurs courants s’affrontent au sein de ces deux institutions qui composent le dernier bastion du régime algérien. Un premier courant qui veut programmer le départ de Bouteflika le 28 avril prochain pour confier le pouvoir à Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, dans l’optique d’organiser de dissoudre le parlement et d’organiser des élections présidentielles d’ici le mois de juillet prochain. Et un deuxième courant qui veut coûte que coûte le maintien d’Abdelaziz Bouteflika pendant au moins une année le temps de préparer une passation de pouvoir dans un contexte beaucoup moins houleux.

Le choc entre ces deux courants risque de conduire le pays vers l’impasse et les manifestants algériens redoubleront de vigueur dans leur prochaine démonstration de force.


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