La chanson de Soolking, nouvel hymne de la jeunesse algérienne

« C’est fini, le verre est plein »



La chanson du rappeur, véritable phénomène en Algérie, est reprise dans les rues et a dépassé les 17 millions de vues sur YouTube.

La jeunesse algérienne vient de trouver son hymne. Soolking, la méga star du pays a dévoilé, sans effet d’annonce, une chanson sobrement intitulée « Liberté », en duo avec Ouled El Bahdja. Ce titre politique poignant a été écrit en écho à la crise politique que traverse le pays.

En faisant résonner les espoirs des mouvements de protestation contre le pouvoir en place, le morceau fait un carton. La vidéo YouTube enregistre plus de 17 millions de vues en seulement sept jours. La chanson s’est même classée parmi les dix titres les plus écoutés au monde sur la plateforme de streaming Deezer.

La force du morceau ne limite pas au virtuel. Dans les rues d’Alger et un peu partout dans le pays, des centaines de manifestants ont repris en chœur ce refrain qui galvanise les foules. Plusieurs dizaines de vidéos sur les réseaux sociaux témoignent d’effusions.

Des tags, reprenant les couplets les plus emblématiques, fleurissent sur les murs. La chanson est un phénomène. À l’image de cet artiste de 29 ans, qui cartonne avec son premier album « Fruit du démon » vendu à plus de 82 000 exemplaires.

De passage au Maroc, il a chanté pour la première fois la chanson en live ce vendredi 15 mars à Casablanca. « En Algérie, c’est un peu compliqué en ce moment. Donc la famille, je vais vous demander de donner un maximum de bruit à ma famille là-bas », a-t-il clamé sur une scène, déclenchant une clameur folle du public marocain.

Soolking, très pudique, refuse de commenter les effets exaltants de cette déclaration d’amour à la terre de ses racines. Mais ses paroles se passent finalement de commentaire. « C’est fini, le verre est plein. En bas ils crient, entends-tu leur voix ? La voix de ces familles pleine de chagrin, la voix qui crie pour un meilleur destin. »

« Paraît que le pouvoir s’achète. Liberté, c’est tout ce qui nous reste. Si le scénario se répète, on sera acteurs de la paix. Si faux, vos discours sont si faux. Ouais si faux qu’on a fini par s’y faire. » Plus épuré encore, l’auteur-compositeur assène : « Excuse-moi d’exister, excuse mes sentiments. Et si je dis que je suis heureux avec toi je mens. Excuse-moi d’exister, excuse mes sentiments, rends-moi ma liberté je te le demande gentiment. »

Source : Le Parisien 


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