D’après l’ONG OXFAM.. Le Maroc, pays inégalitaire



Ces inégalités liées à l’éducation, se prolongent sur le marché du travail, avec quatre caractéristiques fortes : un chômage élevé des jeunes, l’exclusion des femmes du marché du travail, la part prépondérante de l’informel et de l’emploi précaire.

Salué pour son taux de croissance, son ouverture au tourisme et aux investisseurs étrangers, le Maroc n’en reste pas moins le pays d’Afrique du Nord où les inégalités entre citoyens sont les plus fortes. Le constat est accablant et établi par l’ONG Oxfam. Un document intitulé « Un Maroc égalitaire, une taxation juste », publié par l’ONG Oxfam, plaide pour une fiscalité plus équitable, et dresse par la même occasion un tableau précis et implacable des écarts de richesse au sein du royaume. Les inégalités sont, elles, restées quasiment les mêmes. Le coefficient de Gini, une mesure internationale de calcul des inégalités, était de 39,9 en 1985, et de 39,5 en 2014.
Une stabilité statistique qui est, là encore, à relativiser, prévient Oxfam, en raison de nombreuses limites méthodologiques : les dépenses à l’étranger ne sont pas comptabilisées, pas plus que l’épargne. En outre, les inégalités monétaires ne prennent pas en compte les inégalités de patrimoine. Autant d’observations qui laissent penser que les écarts sont encore plus importants que ne le disent les statistiques officielles. Ces inégalités liées à l’éducation, se prolongent sur le marché du travail, avec quatre caractéristiques fortes : un chômage élevé des jeunes, le problème des NEET, ces jeunes qui ne sont ni étudiants, ni employés, ni stagiaires, l’exclusion des femmes du marché du travail, la part prépondérante de l’informel et de l’emploi précaire.
Les écarts de rémunération sont également frappants : « Alors que le SMIG est de 2.570 dirhams mensuels [environ 237 euros], il faudrait 154 ans à une personne à ce niveau de salaire pour gagner l’équivalent de la fortune de l’un des milliardaires du Maroc », écrit Oxfam. Citée par le journal Le Monde, l’ONG rappelle que le pays figure sur la liste grise de l’Europe des paradis fiscaux : des Etats sous surveillance qui ont jusqu’en 2020 pour réformer leur législation fiscale.
Enfin, conclut l’ONG, « les questions de gouvernance privent également le Maroc d’importantes recettes fiscales ». Selon le Fonds monétaire international (FMI), la corruption coûte au pays 20,7 milliards de dirhams en 2017, environ 1,8 milliard d’euros à l’époque. Au Maroc, les contestations populaires sont réprimées, comme l’illustrent les évènements d’ El Hoceima, où la population a exprimé la colère contre la pauvreté. Ils ont été confrontés aux répressions menées par les autorités. Nombre de militants ont été arrêtés, jugés et détenus. Les procès ont été dénoncés par l’opinion publique mondiale. Celle-ci appelle au dialogue, mais les autorités ont opté pour une gestion policière.
Mounir Abi


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