Une femme perd l'usage de son bras après une opération de la thyroïde



La chambre d'accusation près la cour de Constantine est appelée aujourd'hui à se pencher sur une affaire liée à une erreur médicale dont la victime, une femme de 37 ans, continue de lutter pour obtenir gain de cause après avoir été destinataire d ‘un non-lieu prononcé par le juge d'instruction près le tribunal de Ziadia.

Hospitalisée pour une banale opération du goître, la victime, aujourd'hui mère d'un enfant de trois mois, s'est retrouvée à la sortie de l'hôpital avec une infirmité sans aucun rapport avec l'acte chirurgical.

Admise il y a près d'une année au service ORL du CHU de Constantine pour un problème de thyroïde, la malheureuse a, depuis, perdu l'usage de tout son bras et de sa main gauche à cause, nous dit-elle, d'une erreur médicale des chirurgiens.

Une action civile a été alors introduite auprès du juge d'instruction près le tribunal de Ziadia. Epaulée par un avocat, la dame avait déposé la caution réglementaire dans l'espoir d'obtenir gain de cause, et donc réparation.

Le juge avait, pour les besoins de son instruction, sollicité trois expertises, après avoir entendu les parties concernées -la plaignante et le staff médical-. Les experts ainsi retenus avaient, selon la victime, établi une relation de cause à effet entre l'acte chirurgical et les séquelles (paralysie de tout le membre supérieur gauche). En effet, selon les conclusions des experts (des spécialistes en neurologie et en ORL) des lésions subies par un nerf au niveau du cou alimentant le membre antérieur gauche de la victime sont à l'origine de la paralysie. Il est à préciser que l'acte chirurgical se déroule en trois étapes distinctes : l'ouverture ou l'incision, l'acte chirurgical en lui-même et enfin les sutures ou fermeture des plaies.

Selon la victime, le chirurgien a réfuté avoir procédé à l'incision préopératoire et a accusé ses assistants, deux résidents au service ORL de la structure hospitalo-universitaire, lesquels auraient procédé à l'incision ayant touché le nerf au niveau du cou. Cela a été relaté sur un document fourni par l'établissement hospitalier.

Toutefois, la victime insiste sur le fait que les noms du chirurgien et du médecin traitant ayant assuré son suivi postopératoire, apposés sur le document en sa possession, sont différents de ceux ayant signé le dossier fourni par le CHU. Selon la défense de la plaignante, le chirurgien ayant procédé à l'opération a depuis quitté le pays et se trouverait dans un pays du Golfe, alors que le médecin traitant aurait été muté dans une structure sanitaire de l'est du pays.

Une affaire qui pourtant a vu le juge d'instruction prononcer un non-lieu, ce qui poussa la victime à faire appel, ainsi que le parquet. L'affaire est donc renvoyée devant les juges de la chambre d'accusation près la cour de Constantine.

A noter que dans cette affaire, les médecins mis en cause pourraient être poursuivis pour le délit de négligence médicale ayant entraîné une invalidité permanente, délit passible d'un emprisonnement pouvant aller jusqu'à six mois, avec dédommagement à la charge de l'établissement sanitaire employeur.


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