La mort de l’Egyptien Mohamed Morsi rameute les affidés d’Erdogan en Algérie



Par R. Mahmoudi – L’annonce de la mort, en plein procès, de l’ex-président égyptien Mohamed Morsi a soulevé une vague d’indignation instantanée chez tous les islamistes affiliés à l’internationale des Frères musulmans, qui se sont empressés d’accuser les autorités égyptiennes de l’avoir «assassiné» ou «torturé à mort» et de décréter la victime comme «martyr».

En Algérie, les réactions «spontanées» des partis islamistes à cette annonce sont venues dévoiler, à la fois, leur affiliation organique ou idéologique à la secte des Frères musulmans et un désir de se placer politiquement en perspective des prochaines échéances. Dans une déclaration rendue publique, le Front pour la justice et le développement (FJD, El-Adala) d’Abdallah Djaballah, exprime sa «consternation», tout en tenant pour responsable le président égyptien, son gouvernement «et tous ceux qui lui ont apporté leur soutien».

Pour le chef du MSP, Abderrazak Mokri, «le martyre de Mohamed Morsi est illustratif du martyre dont souffre tout un pays, et dont sont responsables tous ceux qui soutiennent Sissi et qui veulent que l’Egypte reste un pays pauvre et faible, au service des sionistes et du néocolonialisme».

Dans le monde, ce n’est pas un hasard si les premiers et, d’ailleurs, les seuls chefs d’Etat à avoir réagi à cette annonce ont été le président turc, Recep Teyyip Erdogan, et l’émir du Qatar, Tamim Al-Thani. Pour ces deux principaux soutiens des Frères musulmans, c’est l’occasion de sonner le tocsin et de rappeler les troupes en ces moments de flottement dans la région, où les régimes en place sont de nouveau ébranlés par des crises internes.

Dans sa déclaration à chaud, l’autocrate turc n’a pas hésité à parler de «tyrans», en désignant le pouvoir d’Abdelfattah Sissi. Même ton chez l’ex-président intérimaire tunisien Moncef Marzouki, qui, lui, classe l’actuel régime égyptien dans l’«Axe du mal» qui mène, selon lui, la «contre-révolution» dans tous les pays de la région. De son côté, la direction du parti égyptien El-Adala, vitrine politique des Frères musulmans, a appelé à de grandes funérailles populaires de Mohamed Morsi, qu’il veut évidemment transformer en démonstration de force face au pouvoir. C’est pourquoi les autorités égyptiennes ont décidé de limiter ces funérailles à la seule famille de l’ancien Président.

R. M.


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