17e marche des étudiants

Vers une rencontre nationale estudiantine



La communauté universitaire, locomotive du mouvement populaire depuis le 22 février, poursuit sans relâche sa mobilisation sur le terrain pour le 17e mardi consécutif, appelant au départ du système en place et à un changement radical.

A voir les slogans brandis hier par les marcheurs à Alger, les messages transmis reflètent une nuance de visions, notamment en ce qui concerne l'option du dialogue inclusif pour une sortie de crise. Il y a d'une part ceux qui voient que le mouvement populaire a atteint « la maturité » et, de ce fait, devrait passer à une autre étape, celle de l'organisation et la structuration en vue d'aller vers un dialogue national, et d'autre part ceux qui préfèrent continuer la contestation et rejettent l'option du dialogue avec la « 3issaba », au détriment de l'aspect structurel de leur mouvement. Cela d'autant que nombre d'étudiants avaient, à maintes reprises, souligné l'importance de leur implication dans toute démarche de dialogue ou rencontre nationale.

À ce titre, Adnane Chebine, doctorant en sciences politiques, considère que c'est un peu délicat de parler de la situation des étudiants, mais la conjoncture le nécessite. Et de déclarer : « A mon sens, les étudiants doivent aller vers une conférence nationale « rationnelle sans exclusive », pour mettre noir sur blanc leurs revendications et surtout proposer une feuille de route afin de trouver une solution à la crise politique actuelle. » « Samedi passé nous avons assisté à la rencontre nationale de la société civile, la classe politique, pour sa part, s'apprête à se réunir autour d'une action similaire, il est temps aussi pour nous les étudiants de nous mettre à table et dialoguer » ajoute-t-il. « Il y a un grand forum national qui verra la participation des différents acteurs, y compris la communauté universitaire.

Il est nécessaire donc que les étudiants s'organisent et se préparent pour dire leur mot et contribuer à ce débat démocratique et ouvert à toutes les parties », précise notre interlocuteur. Maya, étudiante en journalisme, s'inscrit quant à elle dans la même logique que Adnane. « Le dialogue reste la solution à tous les problèmes. J'appelle les étudiants à entamer un dialogue entre étudiants et essayer de converger les diverses tendances politiques et idéologiques. Ce dialogue nous permettra de sensibiliser les étudiants et contribue à la cristallisation de la conscience politique chez l'étudiant, d'autant que nombre de manifestants en manquent beaucoup. Car le principal c'est notre avenir que nous sommes censés concevoir et construire dans une vision d'ensemble », soutient-elle.

Par ailleurs, Kamel Messaoudi, étudiant en informatique à l'université de Bab Ezzouar, estime que tout comme les autres communautés, la corporation universitaire, en tant qu'élite, devrait aller vers une rencontre nationale englobant toutes les universités à l'échelle nationale, en vue de participer à la conférence nationale inclusive. Il ne faut pas omettre, ajoute-t-il, que ces jeunes étudiants constituent les futurs leaders de l'Algérie de demain. Cette rencontre nous permettra d'exposer nos revendications et de faire entendre notre voix autour d'un débat sérieux et constructif. Ce que nous réitérons est la nécessité de « la période transitionnelle », dont les contours seront débattus et définis lors de cette rencontre à laquelle nous appelons tous les étudiants pour y prendre part massivement, conclut ce futur ingénieur en informatique.

Il faut dire qu'après bientôt quatre mois le mouvement populaire semble atteindre la maturité et impose à tous les acteurs de la scène nationale de faire un pas en avant. Accepter le langage du dialogue est la seule solution pour rassembler les différentes tendances idéologiques et politiques et décongestionner cette situation de blocage.

Depuis le début du « hirak », les étudiants ont, certes, fait preuve d'un haut degré de prise de conscience envers leur cause. Mais aujourd'hui il leur incombe de poursuivre leur militantisme en contribuant, comme ils l'ont toujours réclamé, à trouver une issue et être partie prenante dans l'édification de l'Algérie de demain.


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