Bouzedjar (Témouchent)

Le tourisme encore à la traîne !



Bouzedjar, une saison balnéaire par excellence, sise à Témouchent, a connu un début de saison estivale très à la traîne. Le jour où nous y sommes rendus pour les besoins de ce reportage, nous avons constaté que sur la plus petite de ses deux plages, par 28°, à 14h30, donc à un moment de grande affluence, il y avait à peine 500 personnes pour goûter aux joies de la mer.

Est-ce parce que le chergui a mis la mer en émoi, l’échevelant par de furieuses vagues et une sournoise houle, qui est la raison de la désaffection des potentiels estivants ? Au poste de surveillance de la Protection civile, on n’en est pas convaincu. Sans cet aléa, la fréquentation est bien faible, du moins en ce qui concerne les premiers jours de l’ouverture de la saison estivale. Les 966 lits de 2017, passés à 3116 en 2018, puis à 4415, avec 28 hôtels entre balnéaires et urbains en 2019, attendent preneurs.

Cette année, deux nouveaux hôtels ont ouvert, l’un citadin et l’autre balnéaire, ce dernier étant le premier du village balnéaire de Sassel, à quelques petites encablures de Bouzedjar. En fait, ce sont quatre hôtels qui devaient ouvrir et faire passer le nombre de lits à 6571, selon le bilan de la saison estivale de 2018, présenté à l’APW. Malgré ce déficit par rapport aux prévisions, il est un positif fait notable : les nouvelles infrastructures ne sont plus de simples dortoirs, mais des hôtels de haut standing qui proposent de nouveaux services en matière de loisirs à leur clientèle.

Il reste cependant la question de la désaffection, un sondage auprès des professionnels du secteur fait apparaître en premier lieu les incertitudes sur l’avenir du pays, la crise économique s’ajoutant à la crise politique : «Personne ne semble avoir le cœur à l’insouciance !». L’autre cause tient à la cherté des tarifs, les promoteurs à Témouchent, dit-on, n’ont pas tiré la leçon de Jijel, qui a su attirer un plus grand nombre d’estivants pour avoir proposé des prix plus attractifs : «Les hôteliers, ceux du bord de mer, qui sont les plus nombreux, ne tablent que sur la saison estivale pour rentabiliser leur investissement, le reste de l’année ils demeurent fermés.

Cela semble les arranger. Une agence de voyages locale qui a tenté d’entraîiner un hôtelier dans la captation d’une clientèle durant les vacances de printemps, a vu sa proposition rejetée parce qu’il lui était demandé une réduction des tarifs.» Un autre avis rappelle : «Néanmoins, il y a quelques uns qui proposent des nouveautés, comme la thalassothérapie pour le reste de l’année, sauf que cela ne semble pas vouloir décoller.» Moins enclin à l’indulgence, un autre interlocuteur estime : «Comment voulez-vous que Témouchent continue à avoir les faveurs des visiteurs quand ceux qui en vivent durant la saison n’ont en tête qu’à les pressurer ?

Rappelez-vous le scandale de ces bouteilles d’eau fraîche cédées à 150DA, ainsi que les solariums hors de prix ! N’y aura-il plus sur les plages, comme promis pour cette année, que les parasols des hôteliers disposant d’une concession et ceux des estivants ? C’est à cela qu’on pourra juger de la volonté des pouvoirs publics à valoriser la destination Témouchent, le reste, c’est de la littérature.»


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