Faut-il formater nos footballeurs ?



Depuis le 1er juin dernier, de nouvelles règles arbitrales ont été introduites. Plusieurs modifications liées à des faits de jeu jadis bannis par les arbitres sont applicables, avec pour objectif de donner au match plus de fluidité.
C’est, entre autres, le cas des remises en jeu (les six mètres) par les gardiens à l’intérieur de la surface de réparation. Par le passé, il était interdit qu’un joueur encore présent à l’intérieur de la surface des 18 mètres «récupère» un ballon remis en jeu par son propre gardien. L’arbitre sanctionnait cette «infraction» en sommant le portier de rejouer le ballon. Si par malheur, l’erreur était jugée «préméditée», le fautif écoperait d’une sanction administrative (avertissement).
Dans un souci de donner plus de temps au jeu, l’IFAB a décidé en mars dernier de reprendre l’ancienne règle qui autorisait les joueurs de champ de toucher le cuir dans leur propre surface de réparation à la seule différence que le gardien n’aura plus le droit de toucher le ballon de la main.
Il faut rappeler que cette règle modifie celle imposée par le précédent «Dino Zoff», ce gardien italien qui, lors d’un match (Italie-Argentine en l’occurrence) du Mondial-1982 en Espagne, a réussi l’exploit de perdre plus d’un quart de jeu.
L’IFAB a institué la règle des «six secondes», temps imparti aux gardiens pour lâcher le ballon des mains. Une règle rarement respectée depuis sa mise en application, contrairement à celle qui refusait aux joueurs de champ le droit de reprendre une balle de remise en jeu dans leur propre périmètre de vérité. La parenthèse «rappel» fermée, qu’en est-il de l’application de cette règle dans le championnat algérien. Un exemple pour bien être édifié : le match télévisé MC Alger-AS Aïn M’lila, le seul durant cette première journée du championnat de ligue 1 étalée de jeudi à samedi.
Un match durant lequel les deux entraîneurs, Bernard Casoni et Azzedine Aït Djoudi ont demandé à leurs éléments d’exercer un pressing haut. Un marquage de zone qui imposait aux gardiens et à leurs défenseurs de longues chandelles vers l’avant.
Sur les rares situations où les défenseurs avaient l’opportunité d’aller chercher le cuir des pieds de leurs gardiens dans leur propre surface de réparation, l’on constatait une forme de statisme, de peur, tellement la crainte de perdre le ballon dans sa propre zone était de rigueur. Les gardiens n’osaient pas sortir le cuir de leur surface en sollicitant leurs défenseurs et ces derniers ne semblaient pas «chauds» à profiter de cette «largesse» pour lancer les attaques.
Comme pour les tireurs de penalties (voir article ci-après), cette attitude pourrait s’expliquer par un manque de confiance, de lucidité, sinon par l’absence d’un travail spécifique de la part de nos footballeurs.
Ce qui n’est pas vraiment une surprise au sein de nos clubs de football, exception faite du Paradou AC qui, lors de son match de coupe de la CAF face aux Guinéens de CI Kamsar (3-0), semble avoir bien assimilé la nouvelle modification.
Une autre constatation en rapport avec les dernières modifications, celle qui oblige les joueurs remplacés à quitter le terrain depuis la zone où ils se trouvaient. Lors du même MCA-ASAM, cette règle n’a pas été respectée lors de tous les changements effectués par les deux coaches.
La sortie de l’attaquant M’lili Demane Hamza a même donné lieu à de «gros mots» lancés par l’ancien joueur du DRBT, du MCO et de l’USC qui s’en est pris à l’arbitre-assistant M. Miraoui qui l’invitait à quitter le terrain depuis la zone de vérité du MCA.
L’arbitre-directeur, M. Saïdi n’y a vu que du feu. On n’en dira pas plus sur l’introduction de la VAR dont on ne connait pas les résolutions émises à l’issue des expérimentations effectuées la saison dernière lors de certaines rencontres des ligues 1 et 2.
Il semble bien que l’expérience tentée par l’EPTV ne servira à rien faute de… moyens mais surtout de volonté de ceux qui dirigent les compétitions nationales.
Une preuve pour s’en apercevoir : avant de lancer leurs différents championnats, les pays européens avaient organisé des ateliers animés par des arbitres, anciens et nouveaux, au profit des clubs pour expliquer ces modifications opérées par l’IFAB.
Chez nous, mis à part le souci de connaître les désignations des arbitres pour les matchs du week-end, personne ne s’est offusqué que de tels plateaux n’aient pas été proposés aux footballeurs.
Seuls les arbitres, ceux de l’élite en particulier, ont eu droit à des «mises à jour» en la matière.
M.B.

 


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