Les parents s’en mêlent !



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Hier matin, à Tizi-Gheniff, ce sont pratiquement tous les élèves qui étaient dans les classes. «En collaboration avec les parents, les services de sécurité et les autorités locales, nous les avons sensibilisés et nous avons pu les convaincre de suspendre cette grève qui les perturbe alors que les compositions trimestrielles sont à nos portes. Ils avaient écouté et nous souhaitons que les autres élèves au niveau de toute la wilaya prennent en exemple les nôtres», nous dira un professeur approché à ce sujet.

C’est donc bon signe que ces débrayages intempestifs initiés par certains élèves perturbateurs vont pour s’estomper. Avant-hier, dimanche, les élèves avaient rejoint les salles de cours dans les trois lycées que compte la ville. Mais, vers dix heures, à la récréation, des groupes d’élèves ont forcé les portails de leurs établissements pour sortir dans la rue. En dépit de la pluie, ils ont encore marché quelques centaines de mètres pour enfin se disperser dans le calme. Alors qu’au technicum situé à l’autre extrémité de la ville en allant vers Tizi-Gheniff, les lycéens ont poursuivi les cours jusqu’à la fin de la journée. D’autres perturbations ont été également enregistrées, hier matin.

Ce sont pratiquement tous les établissements de la daïra, à savoir les lycées Ali Mellah et Said Hamdani, le technicum Aomar Oudni dit Si Moh Nachid, le lycée de Frikat et celui de Ain Zaouia ainsi que quelques collèges où les élèves étaient forcés de sortir, qui ont été fermés. Pour le moment, si des sources font dire que ces élèves répondent à des appels anonymes, rien n’est vérifié. Tous les élèves avec lesquels nous avons discuté n’ont rien compris à ce sujet.

« Nous étions en classe quand nous avons vu des collégiens assiéger notre lycée. Nous étions alors forcés de sortir pour éviter la casse », nous confiera un lycéen de Frikat. Il faut aussi souligner que même du côté des parents, c’est l’incompréhension totale. « Pourtant, nous avons expliqué à nos enfants qu’il ne fallait pas s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Mais, il y a toujours des éléments perturbateurs qui font la loi. Vraiment, nous ne savons quoi faire devant cette situation qui devient incontrôlable. Nous avons aussi peur qu’ils soient entraînés dans la violence, parce que ce n’est pas facile de maitriser des adolescents », nous dira un parent venu récupérer sa fille devant le portail du lycée Ali Mellah. Par contre à Tizi-Gheniff, le premier jour de semaine, il y avait seulement quelques élèves qui avaient déserté les bancs de l’école alors que la majorité a rejoint les classes le plus normalement du monde après une semaine de grève.

À rappeler que le 6 novembre dernier, une réunion importante a été tenue à la direction de l’éducation sous la présidence du directeur de l’éducation en présence des proviseurs de lycées et des directeurs de collèges, des syndicats agréés et des associations de parents d’élèves où la situation a été discutée et où des décisions consignées dans un PV avaient été prises concernant la sensibilisation des élèves afin de reprendre leurs cours dans la sérénité.

Amar Ouramdane


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