Expo-photos « Poésies citadines

photographier les rues en Algérie » d’Emeline Laurens : Photogéniques instantanés



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Diplomatie et passion pour la photo d’art peuvent-ils rimer ensemble ? Et bien, Emeline Laurens, Conseillère politique à l’Ambassade de France a Alger, le prouve en exposant ses œuvres, lundi soir,  à l’Institut français a Alger.

L’Exposition de photos intitulée « Poésies citadines: photographier la rue en Algérie » à été étrennée, en présence de l’artiste-photographe, Emeline  Laurens, heureuse de partager ses œuvres prises entre 2018 et 2019 avec le public venus nombreux. Le visiteur est d’emblée invité à promener son regard sur des photos prises ça et là, dans la rue, le milieu ambiant, où Emeline Laurens,  déclenche  et fixe un objectif plein de poésie. Ainsi, l’expo-photos « Poésies citadines: photographier la rue en Algérie  » porte bien son titre. Emeline Laurens décline un œil design positif par opposition au négatif (photo), un regard humain. 

Cela rappelle « Humans of New York »( humains de New York pris en photos). Et là, ce sont les humains, d’Alger,d’ Algérie. Des passants, des riverains, des citadins, des enfants, des cheikhs( vieux), des femmes…Une galerie scindée en plusieurs  fragments. « Enfances », « Solitudes », « Conversations »,  » Héritages  » ou encore « Couleurs ». Ce tirage, entre couleur et noir et blanc argentique, est révélateur d’une planche-contact avec des gens dans les rues, ruelles, avenues, places d’Alger, Ghardaia, Oran, Béchar, Taghit, Boussaada… La photo « Le gang »,  est une bande de jeunes accoudés à une rampe, l’insouciance, « Des écoliers « , deux enfants marchant en s’épaulant, la camaraderie, « L’échappée belle », une fillette courant dans une venelle de la Casbah, « Récréation « , de jeunes vendeurs d’objets hétéroclites de fortune dans une place,  » Condamné « , un mouton derrière  un barreaudage, attendant le sacrifice de l’Aid El Adha, « Ombre blanche », une femme portant le haïk, le voile traditionnel blanc, à la Casbah, « Méditation « , un homme consultant son smartphone, assis sur un banc public,  » Rock The Casbah »,  les  jeunes  de la Casbah, « Contre-courant », des femmes portant le hidjab au quartier Sidi El Houari à Oran…

« Cela a été extrêmement enrichissant. »

« Je travaille  à l’Ambassade de France à Alger. La photo a toujours été ma passion. Je suis partie à  la découverte de la ville d’Alger et d’autres à travers mon objectif. Une opportunité qui s’est présentée naturellement, connaître la ville. Le regard que je porte sur la ville est très personnel. Ce n’est pas une proposition. Cela a été extrêmement enrichissant. L’échange avec les gens  en découvrant les quartiers. Une photo interactive. C’est important. Les gens sentaient que j’avais un regard intéressant. Je proposais une lecture cohérente où ils interagissent… Par exemple, Bologhine, Bab el Oued,  le centre-ville d’Alger, Béni Isguen à Ghardaia…Il y a une énergie qui se dégage. Je travaille beaucoup sur les lignes et les couleurs. C’est ce qui m’intéresse. » commentera Emeline Laurens.  

Dans une note de présentation de cet album de photos, Emeline Laurens, décrit le déclic : «  Observer les splendeurs intactes, les couleurs, ce fatras de lignes, les pelures orgueilleuses de peintures qui s’écaillent et ces perspectives qui n’en finissent plus de mourir dans l’horizon maritime. La rue vibre d’une poésie particulière. Il faut interroger les solitudes, les conversations, les pensées, les secrets que chaque image laisse transparaître. Regarder au-delà de ce que l’oeil perçoit, imaginer un peu plus loin – y voir des entrées, peut-être, vers autant d’intimités. Photographier la rue en Algérie, c’est être funambule – se concentrer sur cette frontière ténue entre ce que dit l’espace public et tout ce qu’il dissimule, tout ce qu’il transforme. La rue algérienne est un apprentissage. Elle devient, le temps d’une prise de vue, une réalité qui ne retentit, alors, que de nos propres profondeurs. ». 

 Cette passion pour la photo d’art à été transmise par son  oncle, mordu, un écrivain et surtout par le grand photographe Lucien Clergue(1934-2014) qui l’a beaucoup encouragée. Il avait décelé en elle grain qui deviendra beauté. Il  ne s’est pas trompé. Y’ a pas photo. Mais celle d’Emeline Laurens est photogénique.

Institut français d’Alger

 7, rue Hassani Issad

Jusqu’ au mardi 24 décembre 2019

L’Exposition de photos 

« Poésies citadines: photographier la rue en Algérie » de l’artiste-photographe, Emeline  Laurens


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