Elle a pris fin ce dimanche

Une campagne électorale pas comme les autres



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La campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre a pris fin ce dimanche. Vingt et un jours durant, les cinq candidats ont sillonné une partie du pays. A minuit tapante du 8 décembre, les prétendants à la magistrature suprême basculeront dans le silence électoral après avoir organisé des meetings et des rassemblements devant l'indifférence totale de la population qui n'a cessé de contester ce scrutin faute d'un climat politique favorable.

La campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre va sans doute rester dans les annales de l'histoire de l'Algérie contemporaine. Une campagne à « huis clos » ! Les candidats qui ont eu à s'adresser à un public « vieux » ont en effet exposé leur programme dans des salles presque vides. Plus encore, ils ont été chahutés et n'étaient pas les bienvenus dans plusieurs wilayas du pays. Et on leur a bien fait comprendre cela en organisant des rassemblements anti-élection. Des escarmouches entre opposants à ce scrutin et les forces de l'ordre ont été signalées ici et là. C'est donc à un exercice difficile que les cinq candidats se sont livrés en s'engageant à faire une campagne pour une élection que la majorité du peuple rejette. Les panneaux d'affichage installés par les collectivités locales sont restés blancs, aucun des candidats n'a osé affiché son portrait.

Les wilayas du sud du pays et les Hauts Plateaux ont été les destinations choisies par les candidats pour mener campagne. C'est à partir de la wilaya d'Adrar, connue pour sa célèbre zaouïa, que deux candidats ont donné le coup d'envoi de la campagne. Ces derniers qui n'ont pas, comme il est de coutume pour ces circonstances, entrepris des bains de foules, n'ont donc pas osé mettre le pied dans les wilayas du centre du pays, mis à part quelques tentatives de certains et qui ont été conspués.

La nouveauté de cette campagne est sans doute le débat télévisé qui a regroupé les cinq candidats avec des journalistes qui les ont interrogés sur les différents aspects de leur programme. Une « confrontation » qui n'a finalement pas eu lieu compte tenu, notamment, de la nature des questions posées. Ils se sont ainsi limités, à tour de rôle, à expliquer les solutions qu'ils proposent pour faire sortir le pays de cette crise multidimensionnelle.

Annoncé en grande pompe par l'Autorité nationale indépendante des élections, chargée de de la préparation, de l'organisation et de la supervision des élections jusqu'à l'annonce des résultats provisoires, le débat « historique » a déçu les observateurs. D'aucuns estiment que l'organisation d'un vrai débat entre candidats n'est pas pour demain. Par ailleurs, le procès de plusieurs hommes d'affaire et de personnalités politiques a, faut-il le signaler, occulté la dernière semaine de la campagne.

Tout compte fait, la campagne électorale qui a duré vingt jours n'était pas un exercice facile pour les cinq candidats qui se sont engagés dans cette course. Du côté du peuple c'est l'indifférence totale. Un seul mot d'ordre : le peuple réclame un changement profond et une Algérie nouvelle. En attendant le jour J, soit le jeudi 12, la communauté algérienne à l'étranger a commencé à voter depuis samedi, mais sous haute tension. Des rassemblements anti-élection sont organisés devant les consulats d'Algérie à l'étranger.


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