Ghardaïa

Les prix du poulet s’envolent, rejoints par les fruits et les légumes



...

Comme à l’accoutumée et malgré les assurances du gouvernement, les prix du poulet et des viandes en général connaissent une hausse vertigineuse en ce début du mois de Ramadhan. C’est du moins le constat établi par le Jeune Indépendant lors d’une tournée effectuée au niveau du marché populaire de la rue Cheikh El-Haoués et au marché couvert de la ville de Ghardaïa.

En effet, il semblerait que les bouchers n’ont pas attendu l’apparition de la lune annonciatrice du début du mois de Ramadhan pour aiguiser leurs couteaux. Ils ont déjà annoncé la couleur et ça donne vraiment des frissons dans le dos du consommateur. Les anciennes étiquettes, déjà salées, se sont éclipsées pour laisser place à d’autres encore plus gonflées. Au huitième jour du mois sacré, le poulet est affiché au marché couvert à 470 DA/Kilo, du jamais vu ! L’escalope de dinde s’est aussitôt alignée et culmine à 800 DA.

De nouvelles pratiques sont en vogue qui consistent à afficher un prix subjectif sur le poulet, sans le soumettre à l’épreuve du poids. Une forme d’arnaque sournoise. Les viandes rouges à 1200 DA/Kilo, qui devaient arriver en vain à Ghardaïa ont pris également l’ascenseur oscillant dans la fourchette des 1.550 DA/kilo pour la brebis, 2.000 DA/Kilo pour l’agneau et 1800 DA/Kilo pour la viande Bovine. « Nul ne peut présager des prix qui seront pratiqués pendant le mois de la Piété mais il est aisé de deviner qu’après seulement huit jours de jeûne, les jeûneurs sont déjà saignés », a affirmé Moussa, un retraité de la Sonelgaz dont la pension, dit-il, s’éclipse aussi vite qu’elle a été versée..
Par ailleurs, devant l’absence des services de contrôle de la direction du commerce de la Wilaya, le citoyen se demande, où s’arrêtera cet appétit insatiable des bouchers. Au fil du Ramadhan, la filière avicole et les maquignons continuent d’affûter leurs armes sans aucune pitié ni crainte d’être contrôlés.

La « célèbre Chorba » constitue déjà un sujet de discussion et de préoccupation des petites bourses soumises au diktat des spéculateurs. Même les herbes ont aussi gagné de la hauteur. La coriandre et le persil ont été cédés depuis le début du jeûne à 50 DA la petite botte qui coûtait 25 DA l’année passée, passant allègrement du simple au double.

Quant aux fruits et légumes, la flambée des prix laisse dubitatif plus d’un ménage. Si on compare les prix affichés aujourd’hui avec ceux de l’année dernière, il est constaté une hausse d’au moins 30 à 40 dinars pour certains légumes et 100 à 400 dinars pour les fruits. Dans la matinée de jeudi, la tomate est cédée à 160 dinars/kilo, la pomme de terre à 100 dinars/kilo, les petits pois à 250 dinars/kilo, L’oignon est à 90 dinars le kilo, la carotte à 90 dinars le kilo, la salade verte à 100 dinars/Kilo, les courgettes à 130 dinars/Kilo. Le lait quoi qu’en abondance à Ghardaïa, il est livré à 90 dinars/litre.

Les fruits importés qui embellissent les étales font leur apparition très abondamment mais coûtent encore trop cher, à partir de 800 DA pour les pommes et bien plus pour les fruits exotiques. Les raisins secs, les abricots secs et les pruneaux ont aussi connu des hausses de leurs prix assez importantes et sont vendus généralement à partir de 1.500 DA pour dépasser les 1.800 DA pour certains fruits secs.

Cependant, Il ne va pas sans dire aussi que plusieurs jours avant Ramadhan, certains produits de large consommation se sont faits plutôt rares sans aucune explication avant de réapparaitre dès le début du Ramadhan, à l’instar des fruits secs, de la pomme de terre, de la tomate, des oranges…


Lire la suite sur Le jeune indépendant.