Le projet du gazoduc Nigeria-Algérie sur la bonne voie



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Ce qui a été souligné à l’unanimité par nombre d’experts a été confirmé à Alger par les pays exportateurs de gaz, à l’occasion de la tenue du 7e Forum GECF. Cette source d’énergie est destinée à rester une énergie indispensable pour les années à venir.

C’est « une solution pour la transition énergétique et non un problème », a affirmé le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, soulignant l’importance des investissements dans l’industrie gazière pour pouvoir répondre à la demande mondiale croissante en énergie.

« Sans investissements, il est impossible de produire des quantités suffisantes pour répondre à la demande d’ici à 10 ans », a déclaré le ministre, samedi soir, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de 7e Sommet des pays exportateurs de gaz (GECF), signalant les difficultés à trouver les financements des projets gaziers.

Mettant en avant l’attractivité de la loi algérienne sur les hydrocarbures et la grande part accordée au gaz naturel dans le plan d’investissement de Sonatrach, le ministre a affirmé que les discussions sont en cours avec plusieurs partenaires européens sur des projets d’exploration et d’exploitation du gaz naturel. La coopération se situe surtout du côté des sociétés qui s’engagent dans le développement de l’industrie gazière. « Nous sommes en train de trouver des solutions pour le financement des projets gaziers », a fait savoir M. Arkab, qui a indiqué que Sonatrach finance seule des projets.

Le gaz pour garantir la sécurité énergétique et alimentaire

Le rôle primordial du gaz naturel pour la sécurité énergétique et alimentaire a été démontré pour les pays européens qui, faut-il le signaler, se sont tournés vers le gaz algérien dans leur démarche de diversifier les fournisseurs, après les perturbations d’approvisionnement, et surtout de réduire leur dépendance du gaz russe.

Le ministre de l’Energie a ainsi signalé l’implication de certaines sociétés européennes dans le développement de l’industrie gazière, citant le partenariat stratégique avec la société italienne ENI, qui dispose d’un investissement d’un montant de plus d’un milliard de dollars, en partenariat avec Sonatrach, pour financer plusieurs projets d’exploration et d’exploitation.

L’importance des investissements soutenus dans le gaz naturel a également été réitérée par la Déclaration d’Alger pour améliorer la sécurité énergétique et soutenir le développement de systèmes énergétiques résilients.

Il a, en outre, signalé le fait que la vision à l’égard du gaz naturel ait changé depuis la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 24) et lors de la COP 28 de Dubaï, qui a donné le quitus pour le gaz naturel afin d’accompagner la transition énergétique. Le rôle du gaz naturel comme matière première pour plusieurs industries a été aussi souligné par le ministre lors de cette conférence de presse, qu’il a conjointement animée avec le SG du GECF, Mohamed Hamel, et le P-DG de Sonatrach, Rachid Hachichi.

L’Algérie accompagnera le développement de l’industrie gazière en Afrique

Le ministre de l’Energie, qui a affirmé que la Déclaration d’Alger constitue un acquis pour l’industrie gazière, a souligné l’attachement et l’engagement de l’Algérie à accompagner les Etats africains dans les projets d’industrie gazière, notamment à travers la formation des cadres. Le ministre a, dans ce sens, évoqué la qualité de la formation assurée au niveau des différents instituts spécialisés.

Cette disponibilité de l’Algérie a aussi été évoquée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui, en félicitant le Sénégal suite à son adhésion au GECF, a indiqué que l’Algérie est prête à mettre tous les moyens en matière d’engineering et d’exploitation et de formation à la disposition du Sénégal.

La nécessité de protéger les infrastructures gazières, y compris transfrontalières, a également été soulignée par M. Arkab, qui a dit que c’est une affaire de tous, appelant ainsi la communauté internationale à accomplir cette mission.

Le projet du gazoduc transsaharien sur la bonne voie

Interrogé sur le projet du gazoduc transsaharien TSGP (Trans-Saharian Gas-Pipeline), le ministre a affirmé qu’il avance à grands pas, précisant qu’il ne restait que 1 800 km à réaliser sur les 4 000 km prévus.

« Le projet qui s’étend sur 4 000 km d’Abuja aux côtes algériennes, destiné à l’exportation du gaz nigérian, a connu la réalisation d’une grande partie du projet et il ne reste que 100 km au niveau du Nigeria, 1 000 km au Niger et 700 km en Algérie, soit un total de 1 800 km », a-t-il précisé.

Le ministre a mis en avant l’importance de la réunion tenue avec le ministre nigérian des Ressources en marge du sommet, où il a été souligné « la nécessité de mobiliser tous les moyens pour la relance du projet après le retard enregistré », relevant que la relance de ce projet avait fait l’unanimité des trois pays. Dans ce cadre, une coordination est en cours avec le Niger et le Nigeria pour parachever les études techniques nécessaires avant de réaliser les parties restantes.

 

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