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Spectacle de la troupe de danse indienne Manipuri à Alger

Expressions colorées de l’Hindouisme



«Manipur, joyau de l’Inde». Cette province montagneuse du Nord-Est indien fait partie de la famille des « sept sœurs ». Des provinces célèbres par leur héritage culturel.

Samedi soir, le public nombreux de la salle Ibn Zeydoun à Alger a pu découvrir une partie de cette richesse artistique à travers les danses traditionnelles de la troupe Manipuri-Thang Ta qui visite l’Algérie pour la première fois après avoir animé des spectacles en Russie et en Afrique du Sud.

Dirigée par Amarjit Singh Kshetrimayum et composée de 14 membres entre danseurs et musiciens, la troupe Manipuri et Thang Ta a été invitée par le ministère de la Culture et l’Ambassade de l’Inde à Alger pour célébrer le 50 ème anniversaire de l’indépendance du pays. « Nous célébrons cette année les cinquante ans de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et l’Inde. Des relations établies quelques mois seulement après l’indépendance de l’Algérie. Notre premier ambassadeur en Algérie a rejoint son poste en novembre 1962 », a précisé Kuldeep S. Bhardwa, ambassadeur d’Inde à Alger, à l’ouverture de la soirée.

Il a rappelé la rencontre entre Jawaharlal Nehru et Messali Hadj dans les années 1920 à Genève en Suisse. « Nous avons reconnu la l’Algérie en tant que nation en 1954 à la conférence de Bandung. Et le premier bureau de l’Algérie a été ouvert à New Delhi en 1959 par Ferhat Abbas  Ceci confirme la profondeur de la relation entre nos deux pays qui ont mûri à travers le Mouvement des Non alignés, la coopération Sud-Sud et le soutien au mouvement de libération contre le colonialisme », a-t-il ajouté le diplomate.

Khalida Toumi, ministre de la culture, a été invitée à allumer les bougies de la fête avant que les artistes n’entrent sur scène pour exécuter une danse rituelle kabui, Shimlan. Une danse qui rappelle la légende du prophète Mahug lequel avait demandé à toutes les espèces animales de participer à un étrange cérémonial. Les danseurs du Shimlan imitent le mouvement des ailes du papillon. Ensuite, le public a découvert la danse du bâton ou Cheirol Jagoi. Une danse destinée surtout au divertissement scénique.

La danseuse, aussi agile qu’un vent d’été, a exécuté des mouvements rapides pour tourner un bâton blanc dans tous les sens. Un numéro qui a plu aux présents. Il en a été de même pour la danse de percussion Dhon Dhulok Cholom. Les danseurs donnent des coups sur des tambours, les kohl,  tout en faisant des mouvements entre la gymnastique et l’urban dance.

Le Thabi Kakpa est un spectacle qui a attiré tous les regards. Les yeux couverts d’un bandeau noir, un danseur, muni d’une pioche, tourne autour d’un autre artiste allongé sur scène avec un concombre sur le ventre (les épées de la troupe ont été saisies sans raison apparente à l’aéroport international d’Alger). Il tourne accompagné de percussion. Tourne jusqu’à, et en un seul geste, découper le légume en deux. Le Pung Cholom est un autre spectacle d’inspiration hindoue, plus connu par Nata Sankirtana.

Comme dans la pratique soufie, Sankirtana est un cercle de prières et de glorification des dieux par des chants et des danses. Habillé d’un dhotî blanc (pantalon d’origine Bengale rendu célèbre par Mahatma Gandhi) et d’un turban, quatre danseurs jouent sans arrêt des tambours en rythme évolutif et changeant. La soirée a été clôturée par le spectacle le plus représentatif de l’art Manipuri, le Basanta Ras qui est, lui-même,  un élément constitutif d’une danse complete classique appelée Ras Lila. Cette danse langoureuse exécutée par des femmes habillées de robes larges et colorées raconte « l’amour céleste » entre la divinité hindoues Krishna et son amie d’enfance Radha (ou Radhika dans les anciens textes).

La Ras Lila, qui s’apparente à une danse religieuse, est généralement exécutée en plein nuit en face d’un temple de l’Hindouisme en Inde.  La troupe Manipuri animera d’autres spectacles à Béjaia et à Koléa (Tipasa). Ashutosh Roy, Premier secrétaire de l’ambassade d’Inde à Alger, nous a indiqué que chaque année deux à quatre groupes de danse ou de musiques indiennes visitent l’Algérie. « Nous accordons beaucoup d’importance à la coopération culturelle avec l’Algérie. Nous voulons ramener des films car nous savons que les algériens adorent le cinéma indien mais nous avons parfois des problèmes pour le doublage ou le sous-titrage en arabe et en français. Nous veillons également à densifier nos échanges dans les domaines scientifiques et universitaires », a appuyé Ashutosh Roy. Il a évoqué aussi les rencontres qui se font à chaque tenue de l’Africa Forum qui réunit annuellement l’Inde avec les pays africains

 

 

 

 


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