Où vont les deux millions d’euros que l’Algérie verse à la Mosquée de Paris ?



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Par Mohamed K. – Le très controversé Abderrahmane Dahmane a soulevé la question des 2 millions d’euros que l’Algérie verse à la Grande Mosquée de Paris tous les ans. Dans un entretien à Mondafrique, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu’une partie de cet argent aurait pu être détournée par des responsables politiques et militaires algériens indélicats.

Cette affaire a surgi dans le sillage de la démission forcée de Dalil Boubakeur et de son remplacement par Chems-Edidne Hafiz  dans des conditions que de nombreux membres de la Société des Habous jugent illégales. Ce «coup d’Etat» aurait été planifié par un personnage intrigant, considéré comme le numéro deux de cette institution cultuelle. Selon Dahmane Abderrahmane, la désignation de celui qui sera propulsé directeur de l’administration générale avec des prérogatives illimitées aurait eu pour objectif de gérer la manne financière qui provient d’Alger à des fins personnelles. Une grave accusation sur laquelle la Mosquée de Paris devra s’expliquer par la voix de Dalil Boubakeur, qui a présidé aux destinées de ce lieu de culte durant près de trois décennies.

Le départ inattendu de l’ancien recteur a donné lieu à une levée de boucliers non seulement au sein de la Société des Habous, mais aussi chez les autorités algériennes qui ont vu dans cette démission précipitée un affront à l’égard du nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui avait jeté son dévolu sur le professeur Mustapha Cherif. L’ambassadeur d’Algérie à Paris a convoqué le successeur de Dalil Boubakeur, mais on ne sait pas encore de quoi les deux hommes sont convenus.

Le dossier de la Mosquée de Paris est désormais ouvert et une enquête devrait vraisemblablement être diligentée à partir d’Alger pour déterminer si l’argent versé par l’Algérie a bien été détourné dans le prolongement du phénomène de corruption et de prévarication qui a marqué le règne de Bouteflika, bien qu’Abderrahmane Dahmane ait précisé que le directeur sur lequel pèsent ces soupçons de détournements ait été désigné bien avant l’avènement de Bouteflika au pouvoir, soit au milieu des années 1990, «durant la mobilisation contre le terrorisme du GIA en Algérie», selon celui qui s’était présenté, un moment donné, comme le représentant en France du candidat à la présidentielle Ali Ghediri.

M. K.


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