Bouira

Les restrictions budgétaires perdurent



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La réduction des budgets handicape les collectivités locales, notamment celles situées en zones rurales, où les attentes citoyennes sont les plus fortes.

La révision de la politique des restrictions budgétaires décidées par les autorités du pays pour cause des baisses sensibles des recettes pétrolières n’est pas encore à l’ordre du jour. Les budgets accordés dans le cadre des différents programmes de développement ne sont pas revus à la hausse et les collectivités locales ne cessent, et ce, depuis l’année 2014, de réclamer le dégel des projets et aussi une répartition équitable des ressources financières comme il a été exprimé d’ailleurs par des élus du RCD de la wilaya de Tizi Ouzou en qualifiant de «drastiques» les restrictions budgétaires et de représailles du fait de leur adhésion au mouvement populaire.

Le même constat est fait par quelques élus siégeant au niveau des communes rurales de la wilaya de Bouira, où le retard accusé dans le développement local est alarmant. En effet, le financement des chantiers en cours de réalisation au niveau des communes de haute montagne, souffrant d’un manque flagrant en matière de ressources financières pose problème. A Bouira, les lettres de crédit exprimées par les autorités locales au gouvernement dans le but de relancer les projets en cours où inscrits demeurent sans suite, a-t-on précisé de sources locales.

En plus de cette contrainte, ce sont aussi les budgets alloués dans le cadre du Plan de développement communal (PCD) qui sont qualifiés de «dérisoires» par les élus locaux. Les enveloppes dégagées notamment pour le dernier exercice de 2019 sont minimes, du fait que la plupart des opérations inscrites sont toujours au stade de projet. Et les raisons de ces retards flagrants en matière de développement local sont multiples. Les responsables locaux se rejettent la balle.

Alors que le citoyen reste la seule victime du laisser-aller et du laxisme qui font de leur vie quotidienne un véritable calvaire. «Pour le dernier exercice 2019, le budget global accordé dans le cadre du PCD n’a pas dépassé les 4 milliards de centimes», a déclaré le P/APC de la commune d’Aghbalou, l’une des localités les plus importantes en matière de population, plus de 24 000 âmes, M. Nacer Hamoum.

Ce dernier qui a révélé qu’en dehors des enveloppes dégagées pour la réalisation du siège de l’APC, d’une salle de soins au chef-lieu communal et de la réhabilitation d’une route desservant le village d’Ighil Ouchekrid «toutes les doléances exprimées par les villageois notamment en matière de raccordement des foyers au réseau de distribution du gaz naturel et à l’électrification rurale sont restées sans suite».

Les montants accordés ne peuvent répondre aux besoins des villages, eu égard à la situation alarmante du sous-développement dans lequel ils se trouvent depuis des lustres. En plus du faible budget décidé dans le cadre des PCD, des élus se plaignent également de la répartition «injuste» des montants en faveur des communes de la wilaya et également dans le cadre des subventions d’équipement et du Fonds commun des collectivités locales (FCCL). «Il est inconcevable que des villages se trouvent toujours privés de gaz naturel et d’une alimentation en eau potable», dira le maire d’Aghbalou.


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