La cabale judiciaire contre le Franco-algérien Alexandre Djouhri se poursuit



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Par Karim B. – L’agence de presse française AFP a confirmé, dans la soirée de jeudi, qu’une cour britannique a ordonné la remise à la justice française d’Alexandre Djouhri, protagoniste clé de l’enquête sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

«L’homme d’affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d’arrêt européens émis par la justice française, notamment pour détournements de fonds publics et corruption», rappelle l’AFP qui précise, en se référant aux lois européennes, que la justice britannique a dix jours pour exécuter cette décision qui n’est pas susceptible de recours.

Algeriepatriotique révélait en janvier 2019 de nombreux éléments troublants qui indiquent clairement que le Franco-algérien, qui a révélé l’affaire du financement secret de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, est victime d’une cabale.

Qu’est-ce qui a poussé la justice britannique à changer d’avis après avoir opposé un refus catégorique à la demande d’extradition formulée par la France justifié par le fait que l’affaire soit politique et que le mandat d’arrêt concernant l’homme d’affaires est nul et non avenu ?

En effet, des sources proches du dossier avaient révélé à Algeriepatriotique les dessous de cette affaire à travers laquelle certaines officines cherchent à sauver Nicolas Sarkozy et avec lui tout l’establishment impliqué dans le renversement et l’assassinat de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, pièce maîtresse dans cet imbroglio politico-judiciaire sur fond de scandale financier.

La justice française aurait été actionnée par des cercles politiques pour tenter, vainement, de faire «rapatrier» le témoin gênant par la force de la loi. Mais Alexandre Djouhri, qui vit dans trois pays différents – la France, la Suisse et la Grande-Bretagne – n’est pas facile à «alpaguer». Et, bien que connaissant son adresse à Genève où il a le statut de résident, la police française avait tenté de le convoquer par des voies détournées – des courriels et des SMS – au lieu de lui envoyer une notification officielle. Feignant ignorer son adresse, la justice avait alors lancé un mandat d’arrêt à son encontre.

Les juges suisses n’ayant pas voulu se mêler de l’affaire aux relents fortement politiques, leurs homologues britanniques, ne flairant pas la machination, avaient plongé aveuglément dans le bourbier franco-français et procédé à l’arrestation du «fugitif» avant de se rendre compte du piège que leur ont tendu les magistrats français. Jusqu’à ce jeudi, les juges britanniques ayant, auparavant refusé l’extradition d’Alexandre Djouhri en France.

Par ailleurs, une autre source s’était étonnée, dans un courriel adressé à notre site, du rapprochement fait entre le Franco-algérien Alexandre Djouhri et le Franco-marocain Alexandre Benalla. Des journaux français avaient affirmé que les deux hommes s’étaient rencontrés à Londres mais notre source avait expliqué que cette rencontre, tout à fait inopinée, ne signifiait aucunement qu’Alexandre Djouhri entretiendrait une quelconque relation avec l’ancien membre du cabinet d’Emmanuel Macron, au cœur d’une tempête médiatique particulièrement violente, à l’époque.

Qu’est-ce qui a changé depuis pour que Londres décide enfin de remettre le très gênant Alexandre Djouhri aux autorités françaises ?

K. B.

 


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