Protocole du ministère de la santé

La chloroquine prescrite dès les premiers signes



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Plus les semaines passent, l’Algérie s’approche du pic de l’épidémie au Covid-19. Tous les moyens disponibles sont mis en place pour faire face à ce virus, qui a infecté en un mois 454 personnes, dont 29 sont décédées.

Le protocole de soins validé par le ministère de la Santé contre les cas modérés et sèvères de contamination au Covid-19 sur la base de la chloroquine et des antirétroviraux auxquels est associé l’Azithromycine (antibiotique) sera désormais élargi au formes bénignes. Une proposition faite par des professeurs en médecine dont le Pr Noureddine Zidouni (pneumologue) et le Pr Mansour Brouri (spécialiste en médecine interne) en concertation avec le comité scientifique de suivi du coronavirus présidé par le ministère de la Santé de la population et de la réforme hospitalière.

La proposition des deux spécialistes est basée sur des arguments objectifs liés à la prise en charge, en évoquant toute les difficultés à faire face à cette épidémie avec des moyens très réduits, notamment pour ce qui est de l’insuffisance de tests de diagnostic, de l’absence de lits de réanimation pour répondre à la demande national, sachant que le nombre de contaminés au Covid-19 augmente chaque jour, notamment ces deux dernières semaines. En l’espace d’un mois, 454 cas de Covid-19 ont été enregistrés, dont 29 décès.

Un taux jugés le plus haut comparativement aux autres pays (voir la courbe). «Nous avons effectivement proposé de prescrire la chloroquine aux formes bénignes. La prescription de la chloroquine associé à l’Azithromycine est indiqué devant un cas positif au Covid-19 et dès que les premiers signes de gêne respiratoire font leur apparition pour éviter l’aggravation de l’état de santé du patient.

L’évolution est imprévisible. La situation évolue rapidement dans certains cas. Car une fois qu’on atteint le stade grave, la mise sous traitement, notamment à la chloroquine, est trop tardif. Des séries de résultats l’ont bien montré en Chine, à Marseille avec le Pr Raoult et à New York où un médecin a traité 500 patients testés positifs avec aucune hospitalisation en réanimation et aucun décès.

Il est clair plus le traitement est précoce moins le risque de gravité est faible», a souligné Pr Zidouni. Et d’expliquer que cette stratégie est basée sur un triptyque, à savoir «dépister, traiter et surveiller». Le Pr Zidouni insiste par ailleurs sur le dépistage des «cas contacts» autour des cas confirmés pour être également traités.

«C’est le seul moyen de casser la chaîne de transmission et surtout empêcher la propagation de l’épidémie. Ce qui doit être accompagné par le respect strict des mesures de protection et de confinement, sachant que nous n’avons pas tous les moyens de faire un dépistage systématique et généralisé. On doit traiter les cas positifs», a t-il encore indiqué.

Interrogé sur l’apport du test rapide, le Pr Zidouni affirme que l’inconvénient de ce test est qu’il ne détecte pas la maladie précocement. «Ce qui risque de laisser échapper des cas positifs et qui peuvent évoluer rapidement vers des formes sévères», a-t-il ajouté.

Plaidant dans le même ordre d’idées, le Pr Brouri recommande, quant à lui, un dépistage ciblé de la population pour identifier tous les cas contacts autour des cas avérés et les traiter sous surveillance rigoureuse. Il propose aussi «de passer directement au traitement sans faire de tests, qui sont coûteux, avec des résultats qui tardent alors que la maladie évolue avec le risque de contaminer plus de personnes».

Pour ce qui est des cas asymptotiques qui posent sérieusement problème, la question n’est pas encore tranchée, a t-il signalé. «Logiquement, nous n’avons rien à perdre à les traiter aussi», a-t-il dit.


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