Les prochains jours du confinement seront décisifs



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Déconfinement total à l'échelle nationale ? Ou partiel ? Les dix derniers jours qui restent pour le confinement seront déterminants pour le gouvernement.

C'est à partir des indicateurs sanitaires relatifs, notamment au nombre des contaminés et décès, qu'une décision sera prise par les pouvoirs publics, en prenant en compte l'avis du Conseil scientifique. C'est ce qu'a indiqué l'infectiologue et chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital de Boufarik, Mohamed Yousfi, qui affirme que le protocole thérapeutique à base de chloroquine s'est révélé gagnant.

Signalant le rôle pivot du citoyen qui a une grande responsabilité sur la décision de levée du confinement, en veillant au respect strict des mesures préventives, et par ricochet limiter la propagation du virus, l'infectiologue qui s'est exprimé, hier, sur les ondes de la chaine 3 estime que si dans les dix jours restants, le nombre des contaminés est toujours élevé dans certaines localités, il ne faut pas aller au déconfinement total. Se fiant aux expériences de certains pays, notamment européens, il préconise un déconfinement par étape et par région en fonction de l'évolution de l'épidémie et les indicateurs sanitaires. Mettant en garde contre le risque de déconfinement non étudié, et en cas de non-respect des mesures barrières, l'intervenant signale l'importance de préparer la période de déconfinement.

Des mesures sanitaires devront être observées, notamment dans les lieux de travail, les commerces et dans les espaces publics. « Le citoyen peut travailler, faire ses courses et se promener, mais dans le respect strict des recommandations des scientifiques », a-t-il souligné. Il a rappelé la mauvaise expérience relative à l'autorisation donnée, au début du mois de ramadan, à certains commerces pour la reprise d'activité, qui a provoqué l'augmentation des personnes contaminés au Covid-19. Une décision qui n'a pas été préparée et le citoyen pas trop sensibilisé sur la question. Pour Yousfi, l'algérien doit désormais apprendre à vivre avec le virus.

« Il faut apprendre à mettre le masque, à éviter les rassemblements et à se laver les mains », précise-t-il, affirmant que « le respect des recommandations des spécialistes va nous faire sortir le plus rapidement de cette épidémie ».

Le chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital de Boufarik, épicentre du COVID-19 dans le pays, estime en outre que « la situation est maitrisée globalement au niveau national ». Pour cela, dit-il, il n'y a qu'à observer la nette diminution des afflux de citoyens vers les services de santé, ainsi que celle du nombre de lits occupés par les personnes affectées par le virus.

Par ailleurs, il a affirmé que depuis l'apparition de la maladie, les choses ont évolué en termes de connaissances, permettant de lui adapter, au fur et à mesure, des stratégies de prévention, de dépistage et de traitement. S'agissant de la chloroquine, qualifiée de traitement de la discorde compte tenu de la polémique relative à son usage, l'invité de la rédaction se dit satisfait des résultats obtenus depuis son utilisation. Mise à part quelques cas infimes, le professeur Yousfi signale que parmi les malades qui ont bénéficié de ce médicament au niveau de son service, il n'a pas été constaté parmi eux d'effets secondaires à l'exemple, notamment, de problèmes cardiaques.


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