Élection présidentielle américaine

La dernière ligne droite



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La course à la Maison-Blanche est entrée hier dans sa dernière semaine. Côté démocrate, le candidat Joe Biden est attendu en Georgie puis dans l’Iowa, la Floride et au Wisconsin. Pour les démocrates, il s’agit de disputer des Etats gagnés en 2016 par Donald Trump.

Ce dernier compte entre-temps conserver les Etats remportés il y a quatre ans. Dans cette optique, il a ciblé l’Arizona, le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie.

Par ailleurs, dans la nuit de lundi à mardi, la Cour suprême américaine a décidé de ne pas accéder à la demande des démocrates concernant l’Etat du Wisconsin en acceptant les votes par correspondance arrivés après le 3 novembre, même si le cachet de la poste indique une date antérieure. Cette décision pourrait avoir des conséquences sur les résultats du scrutin.

Les républicains vont désormais chercher d’autres Etats, où une telle décision est possible et ont d’ores et déjà déposé un recours en

Pennsylvanie, considéré comme un Etat-clé.

Joe Biden maintient un solide avantage dans le Wisconsin et une avance plus courte et incertaine en Pennsylvanie, deux des Etats-clés où se jouera le scrutin, montre un sondage Reuters/Ipsos publié lundi. Dans le Wisconsin, Joe Biden est crédité de 53% des intentions de vote contre 44% pour Donald Trump au terme d’un sondage effectué du 20 au 26 octobre. L’avance du candidat démocrate était de 51-43% la semaine précédente. Parmi les sondés, un tiers disent avoir déjà voté.

En Pennsylvanie, Joe Biden est crédité de 50% d’intentions de vote contre 45% pour le Président sortant. L’écart était de 49-45% la semaine précédente, selon le même sondage.

Ceci dit, il faut s’attendre à des élections serrées. En 1960, John Kennedy a gagné face à Richard Nixon avec 112 000 voix d’écart. En 2016, Hillary Clinton a gagné le vote populaire avec près de 3 millions de voix d’avance sur Donald Trump, mais a perdu la Maison-Blanche, car elle a gagné moins de grands électeurs.

Sa défaite a tenu à 77 000 voix d’écart réparties sur trois Etats, le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie, et qui ont fait la victoire de Donald Trump. Il peut y avoir une surprise. En 1948, une partie de la presse a annoncé la victoire de Thomas Dewey, mais c’est finalement Harry Truman qui l’avait emportée.

La Cour suprême pour les conservateurs

Par ailleurs, Donald Trump a enregistré lundi une immense victoire qui pourrait avoir un impact sur l’élection : il s’agit de la confirmation par le Sénat de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett, une fervente catholique opposée à l’avortement, à la Cour suprême des Etats-Unis, désormais ancrée à droite. «C’est un jour historique pour l’Amérique», a-il déclaré lors de la prestation de serment de la magistrate, organisée dans la foulée à la Maison-Blanche.

De son côté, la magistrate a pour sa part promis de tenir ses convictions personnelles à l’écart de son travail de juge. Le contraire «serait un manquement au devoir», a-t-elle estimé. Elle prendra le siège laissé vacant par le décès de l’icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg le 18 septembre.

La Cour suprême comptera ainsi six juges conservateurs sur neuf, dont trois nommés par Donald Trump. Le sénateur démocrate Chuck Schumer a déclaré que la juge Barrett n’a pas été choisie pour ses qualifications, mais parce qu’elle «a des opinions de droite radicale», notamment sur l’avortement, les droits civiques ou l’environnement.

La confirmation de la magistrate Amy Coney Barrett permettra au Président sortant de conserver les voix des chrétiens évangélistes blancs qui ont massivement voté pour lui (plus de 80%) en 2016. D’autant que durant son mandat, il a nommé plus de 200 juges fidèles aux valeurs des électeurs de la droite religieuse dans l’ensemble du système judiciaire fédéral. Et les postes de la Cour suprême sont «à vie».

Cette institution arbitre de grands sujets de société aux Etats-Unis. L’élection de 2000 rappelle le poids juridique, mais également politique de ladite Cour, la plus haute instance judiciaire.

En décembre 2000, amenée à se prononcer sur le cas de la Floride, alors qu’elle compte 7 juges nommés par des présidents républicains contre 2, elle a mis fin au recomptage des voix, ouvrant la voie à l’élection de George W. Bush.

Un précédent qui éclaire les enjeux de la nomination controversée de la juge ultraconservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême.


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