L’artiste est décédé à l’âge de 73 ans

l’Algérien Guem quitte la scène



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Les percussions sont orphelines. Guem, l’artiste aux mains d’or est décédé vendredi 22 janvier à Paris à l’âge de 73 ans. De son vrai nom Abdelmadjid Guemguem, l’algérien originaire de Batna, laisse un héritage considérable et une empreinte indélébile aussi bien dans la percussion que dans la danse. Né en 1947 dans le quartier Zmala de Batna, dans une famille héritière du Diwan, Guemtape d’abord dans le ballon et joue pour le CABatna, et même brièvement pour le Mouloudia d’Alger.

Il choisit de mener une carrière de footballeur et quitte l’Algérie à l’âge de 20 ans pour rejoindre le Red Stars de Saint-Ouen, seul club parisien de première division à l’époque. Mais sa trajectoire est vite corrigée et il se retrouve embarqué dans l’aventure de la musique. Mis en orbite par le Centre américain de Paris, Guem consolide son art en accompagnant des jazzmen comme Steve Lacy, Michel Portal ou encore Colette Magny. En 1973 il sort son premier disque intitulé « Percussions Africaines », et cinq ans plus tard il connait la notoriété avec « Zaka », son second album qu’il réalise avec ses élèves du Centre culturel américain. Il construit son univers en évitant à la percussion le rôle secondaire.

 

L’homme tape prodigieusement sur tous les congas, le djembé, la derbouka, la batterie…bref, aucun instrument de percussion ne lui résiste ; il compose tous ses morceaux et crée un spectacle dédié exclusivement aux percussions. Il forge une renommée mondiale et joue dans les quatre coins de la planète. Au bout d’un demi-siècle de carrière, Guem nous lègue une trentaine d’albums et une mélodie inoubliable, celle du « Serpent », le générique de l’émission populaire « ça se discute », diffusée sur une télévision française. Les Algériens le découvrent sur le tard grâce au festival Dimajazz. En 2005, Guem ouvre en effet la troisième édition du festival de jazz de Constantine et reçoit leshonneurs du public conquis par la magie de l’enfant prodige.

 

Il reviendra des années plus tard, en se produisant en 2013 à Alger dans le cadre du festival du livre et de la littérature de jeunesses (Feliv). Et c’est tout hélas pour ce grand artiste qui aurait dû jouer dans toute l’Algérie dont il a révélé la richesse des rythmes. Les gens de Batna, particulièrement, ont beaucoup regretté que les organisateurs du festival de Timgad l’aient ignoré. Selon certains média, le réalisateur algérien Hamid Benamra lui a consacré un film intitulé « L’homme aux mille mains »,dont la sortie est prévue à la fin de l’année 2021. C’est le minimum, car Guem mérite tous les hommages dans son pays d’origine.

Nouri Nesrouche


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