ENIEM de Tizi Ouzou

 Vers une nouvelle rupture de stock de la matière première



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Moins de trois semaines après la reprise de la production, l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (Eniem), sise à Oued Aissi (7 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou), pourrait sombrer de nouveau dans une situation de blocage si rien n’est fait pour régler les problèmes ayant déjà provoqué un arrêt d’activité durant les deux mois précédents.

Ainsi, comme nous l’avons déjà souligné préalablement, la matière première disponible au niveau des magasins de ce complexe industriel ne peut qu’assurer un mois de travail.

Le problème des kits SKD/SKD bloqués au niveau de la douane devait être résolu mais, selon le nouveau PDG de l’entreprise que nous avons contacté  hier, la situation est toujours en l’état. «Il n’y a rien de nouveau. Donc, nous ne pouvons faire aucune déclaration à la presse», s’est contenté de nous dire Mustapha Chaoui, premier responsable de cette usine. «La situation est toujours en stand-by», a-t-il ajouté, sans nous fournir le moindre détail.

Le même PDG, faut-il le rappeler, avait, à son arrivée début février en cours, fait savoir que la dette à long terme de cette entité publique, avoisinant les 4,4 milliards de dinars auprès de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), sera rééchelonnée pour donner, avait-il estimé, un nouveau souffle à l’entreprise.

Même le PDG du groupe Elec El Djazair avait aussi, lors de son déplacement à l’Eniem de Oued Aissi, promis d’entreprendre les démarches nécessaires auprès des responsables concernés pour trouver les voies et moyens afin d’aboutir à une solution idoine pour relancer l’entreprise et garantir la pérennité des emplois. Toutefois, les problèmes auxquels fait face cette entité publique demeurent toujours d’actualité.

«On est toujours en train de travailler avec le peu de matière première qui se trouve dans les magasins», nous ont souligné des employés de ce complexe industriel, qui ajoutent, en outre, que la marchandise qui se trouve au port n’a pas encore été dédouanée. «Oui. Au rythme où vont les choses et s’il n’y a pas de plan de redressement promis par les responsables, on a peur de s’acheminer directement vers une autre mise en chômage technique. On peut se retrouver face à la rupture de stock à n’importe quel moment. On a, d’ailleurs, entendu parler d’un arrêt technique de travail dans quelques mois si la situation ne change pas», nous confient-ils, en ajoutant que les travailleurs n’ont pas touché leurs salaires depuis le mois de novembre dernier.

Par ailleurs, pour rappel, en marge de l’assemblée général des salariés de l’Eniem, tenue la veille de la reprise, Mouloud Ould Oulhadj, représentant de la section locale de l’UGTA, nous avait précisé qu’il y avait suffisamment de matière première pour assurer environ un mois de travail, tout en évoquant le lot de marchandises importé par l’entreprise, qui se trouve bloqué au niveau des Douanes en raison de l’absence d’autorisation d’importation et d’exploitation de la matière première en ckd/skd. 


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