À Sebala, l’examinateur lui impose le port du hidjab(1)



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Demain, les femmes fêteront de façon particulière le premier 8 Mars sous Covid ! Une journée qu’elles consacreront soit à faire la fête sans pour autant oublier leurs droits bafoués, soit à faire l’inventaire des violences qu’elles subissent au quotidien et auxquelles le législateur, qui traîne volontiers les pieds quand il s’agit de cause féminine, n’a toujours pas su mettre un terme. Celles-là savent que, plus on cède du terrain, en déplaçant l’objet du combat et plus l’espace est investi par ceux  qualifiés par elles d’agents du mal. Des hommes à la libido hyperactive, qui fonctionnent une main sur le volant et l’autre sur leur braguette, cultivent de mieux en mieux l’impudeur qui les caractérisent et qu’ils enrobent de religiosité pour s’autoriser à en faire étalage avec ostentation. 
Demain, nous serons le 8 Mars,  mais, aujourd’hui, j’ai envie, en préambule, de vous raconter le cauchemar vécu, jeudi dernier, par une jeune fille promise à un avenir brillant mais qui pourrait bien, au regard du cauchemar qu’elle a vécu ce jour-là, décider, comme beaucoup de jeunes gens de son âge, que ce pays n’a définitivement rien à lui offrir en dehors d’agressions et de violences en tous genres, qui, aussitôt commises, passent à la trappe parce qu’on aura vite fait de leur trouver la justification misogyne adéquate. Je voulais, en abordant cette chronique, parler de noble héritage pour les uns et de nivellement par le bas, volontaire, pour les autres. Cela se passe le jeudi 4 mars, sur un parking, à Sebala, près de Draria, aménagé en centre d’examen pour les candidates et candidats au permis de conduire. 
Ce jour-là, la jeune fille se présente à 8 heures  pour passer la 1re étape, avant l’obtention dudit permis, autrement dit le code de la route. Elle est en tenue de sport, jogging et sweat-shirt, lorsqu’elle monte dans le véhicule où est installé l’ingénieur censé ne se préoccuper que de ses connaissances en la matière. Elle dit bonjour et, en guise de réponse, ledit ingénieur lui ordonne de descendre. 
«Tu te crois au stade ? Tu nous manques de respect à nous les ingénieurs, à la religion et au Prophète» ! 
M. B.

 


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