Création de «Nida El Watan»

Une coalition qui fait polémique



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L’annonce de cette initiative a été largement commentée par les Algériens, dont beaucoup y ont vu un «remake» de ce qui a été fait en 1997 avec la création du Rassemblement national démocratique (RND).

Le collectif Nida El Watan (l’appel de la patrie), regroupant plusieurs organisations et associations, a été lancé samedi dernier à Alger, lors d’une cérémonie «présidée» par Nazih Berramdane, conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger. L’annonce de cette initiative a bien entendu été largement commentée par les Algériens, dont beaucoup y ont vu un «remake» de ce qui a été fait en 1997 avec la création du Rassemblement national démocratique (RND).

Réagissant à cela, Berramdane a, dès le lendemain, lors de son passage sur les ondes de la radio internationale, pointé du doigt «ceux qui sèment le doute sur les initiatives politiques attendues pour apporter le changement et les comparer avec d’anciennes initiatives alors que la différence est de taille». Par ces propos, et en prenant la défense de cette initiative dont il a eu à présider la cérémonie de lancement, le conseiller du Président, tout en tentant de convaincre les uns et les autres que Nida El Watan n’est pas un RND bis, alimente la thèse selon laquelle ce collectif pourrait constituer la base électorale du chef de l’Etat en prévision des futures échéances.

Il faut dire que la question se pose avec acuité depuis un moment déjà. Même s’il n’a jamais exprimé son souhait de voir se constituer autour de lui une quelconque «coalition» de partis politiques, comme c’était le cas par le passé, avec «l’alliance présidentielle», soutenant l’ancien chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, Abdelmadjid Tebboune aura certainement besoin de «soutiens» dans la classe politique, notamment dans la future Assemblée.

Etant donné que les principales formations politiques qui tiennent habituellement ce rôle, en l’occurrence le FLN et le RND, sont fortement décriées par la rue (l’une des revendications du hirak étant la dissolution de ces deux partis), le chef de l’Etat pourrait être tenté de chercher ces soutiens ailleurs. A partir de là, prendra-t-il la décision de s’appuyer sur une formation nouvellement créée ? Et par conséquent, pourrait-il s’agir de ce collectif Nida El Watan ? Les jours à venir apporteront certainement des éléments de réponse, d’autant plus que les élections législatives devraient se tenir dans moins de trois mois.

Quid des autres «collectifs» ?

Pour revenir à cette dernière initiative, il faut dire que celui qui a présidé sa cérémonie de lancement, Nazih Berramdane, n’a pas cessé, depuis plusieurs semaines, de faire des sorties à travers le territoire national pour aller rencontrer des acteurs de ladite «société civile». L’annonce faite samedi à Alger s’apparente, selon toute vraisemblance, à un «couronnement» des multiples rencontres qui ont eu lieu auparavant.

Beaucoup de choses avaient été dites également à propos de l’initiative El Massar El Jadid qui s’inscrit lui aussi dans le processus politique en cours. Deux «entités», donc, qui ne trouvent aucune difficulté à avoir les autorisations nécessaires pour la tenue de leurs réunions. Ceci, d’autant que le chef de l’Etat fait de l’implication de la «société civile» dans la gestion des affaires de l’Etat une priorité.

Ce qui, bien entendu, a été décrié par plusieurs partis de l’opposition, qui y voient une volonté de mettre à l’écart encore davantage la classe politique au profit d’un «magma d’associations non porteuses de projets politiques clairs». D’ailleurs, dans la mouture de la nouvelle loi électorale, le législateur a accordé beaucoup de facilités aux listes indépendantes, dont un soutien de l’Etat pour le financement de la campagne électorale pour celles qui seront composées de candidats de moins de 35 ans.

Dans tous les cas de figure, beaucoup ont rappelé, après l’annonce du lancement de Nida El Watan (même l’appellation est sujette à polémique puisque c’est le nom que porte déjà le parti non agréé de l’ancien ministre Ali Benouari), les circonstances de la création du RND en 1997 qui a remporté, quelques mois plus tard, la majorité des sièges à l’APN. Le conseiller du Président affirme que ce n’est pas la même chose.

Or, entre-temps, des «collectifs» visant à créer des partis politiques, ou juste pour débattre de la situation, mais qui ne s’inscrivent pas dans le processus politique en cours, trouvent des difficultés pour avoir une autorisation pour se réunir. En tout cas, au fur et à mesure que le rendez-vous électoral approche, les choses s’éclairciront au sujet de ces nouveaux «collectifs». 


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