Les subventions à la production laitière en phase de révision

Vers un soutien direct à l’alimentation



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Le système de subventions à la production laitière est en phase de révision. Le travail est en cours entre les différentes parties et le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Le dossier est donc en marche pour aller vers des aides ciblées.

Ces aides, une fois les propositions retenues et mises en œuvre, iront directement à l’alimentation des vaches laitières. Si le mode appliqué jusque-là consiste à soutenir le prix du lait pour le rendre accessible aux consommateurs à travers des primes revues à la hausse passant de 4 à 12 da le litre pour la prime de production, la réflexion est lancée pour passer à un autre mode d’aide qui sera destiné directement à l’alimentation. Et pour cause, ce type d’aide n’a pas engendré les résultats escomptés en matière de volume de production ni sur le prix à la consommation du lait cru.

Il a plutôt donné naissance à des circuits informels. D’où cette nouvelle démarche pour en finir avec les réseaux parallèles nés de cet appui et d’octroyer directement les aides à la production de l’alimentation, considérées comme l’un des postes qui pèsent lourd en termes d’importation. Autrement dit, il s’agira, une fois la feuille de route approuvée, d’encourager l’investissement à la ferme et d’augmenter la production du lait cru.

«L’effort, c’est de ne pas trop cibler la prime. C’est de donner la compensation et de rendre le lait rémunérateur en améliorant, en investissant et en intervenant sur les différents postes de l’alimentation à l’itinéraire technique», estime le ministre de l’Agriculture à ce sujet. Les prix seront donc, une fois le nouveau mode opératoire adopté, dédiés à des actions précises, ciblées et justifiées.

Et ce, dans l’objectif d’atteindre à l’horizon 2024 une production de 71 millions de litres et une collecte d’au moins 45 millions de litres surtout que les besoins sont de plus en plus en hausse comme le montre cette pression récurrente sur le lait pasteurisé en sachet (LPS) subventionné dont le prix est maintenu à 25 DA en dépit de l’augmentation des différentes charges liées à la production, comme nous le soulignera Abdelwahab Ziani, président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA). «Tous les intrants dans la production du lait subventionné ont vu leurs prix augmenter. Idem pour les charges qui se sont accrues entre 30 et 200% », nous dira M. Ziani, pour qui le débat devrait être focalisé surtout autour de l’environnement de l’industrie laitière et non sur le maintien du prix du lait à 25 DA.

Assainir l’environnement du lait

«Notre combat aujourd’hui c’est de ne pas maintenir le lait à 25 DA, mais de libérer le lait cru algérien», soulignera-t-il. De quelle manière ? En réponse à cette question, le représentant de la CIPA, associé à la réflexion sur la révision du système des aides, nous répondra : «Il s’agit de subventionner directement les agriculteurs et c’est notre but. On veut aller vers des subventions ciblées et non généralisées. C’est ce que nous avons proposé.» Et d’ajouter : «Nous sommes en discussion avec le ministère de l’Agriculture pour définir toutes les aides et les subventions qui doivent soutenir le lait cru pour le libérer et en finir avec les dysfonctionnements.

Car ce sont les aides à tout va qui permettent les fuites dans le circuit de production et de distribution du lait. Le problème ne réside pas dans le lait mais dans son environnement qui doit être nettoyé. Là où il y a subventions, il y a détournements.» Ce qui est le cas aujourd’hui selon M. Ziani qui regrettera dans le même sillage «le problème aujourd’hui, c’est qu’on gaspille trop le lait et on fait un barrage au lait cru». D’où la nécessité de mieux cibler les aides, que ce soit celles dédiées aux acteurs de la filière ou aux consommateurs.

Soutenir la production du fourrage

Un avis que partage le président du Conseil internationalde la filière lait (Cilait) Tamni Azzedine pour qui l’objectif principal est d’atténuer l’importation de poudre de lait dont la facture dépasse annuellement un milliard de dollars avec une bonne partie dédiée au lait subventionné à hauteur de 600 millions de dollars.

Pour cela, faudrait-il intervenir sur l’alimentation ? C’est l’élément sur lequel ont convergé les acteurs associés au débat dans ce dossier. «L’alimentation, c’est le nerf de bataille de la filière lait. Les groupes de travail qui se sont penchés sur cette question ont proposé de subventionner plutôt ce maillon de la chaîne», nous expliquera le président du CILAIT, reconnaissant qu’en dépit des difficultés, les opportunités sont bien là pour produire localement les aliments de bétail. Les possibilités se présentent essentiellement au Sud avec des superficies immenses et les moyens d’irrigation à mettre à la disposition des agriculteurs.

Mais comment intervenir sur ce volet ? «On va commencer par les terres à travers des subventions sur les semences et les fourrages pour encourager la production de certaines matières premières qui entrent dans l’alimentation des vaches laitières ou ce qu’on appelle le concentré. Ce qu’on importe justement actuellement», nous repondra M. Tamni. Selon ce dernier, plusieurs pistes ont été retenues.

En plus des aides qui seront dédiées aux semences et au fourrage notamment, il sera question d’appuyer également le transport des fourrages du Sud vers le Nord. «On va aller crescendo», résumera-t-il. Commencer d’abord par identifier le cheptel et avoir une base de données sur les capacités de production.

Le travail a commencé dans ce cadre. «Nous sommes actuellement à 997000 vaches laitières», nous précisera encore le président du Cilait pour qui le plus important est d’encourager les pépinières de génisses et l’organisation des éleveurs en coopératives.


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