Ali-Yahia Abdennour a été inhumé hier au cimetière de Ben Aknoun

Hommage unanime à l’homme des principes



...

Maître Ali-Yahia Abdennour, décédé ce dimanche 25 avril à l’âge de cent ans, a été inhumé hier au cimetière de Ben Aknoun.

Une foule compacte – des compagnons de route et de lutte qui ont partagé son combat, mais aussi de jeunes militants et, convient-il de le souligner, nombre de femmes – a accompagné le doyen des défenseurs des droits humains à sa dernière demeure. L’enterrement a eu lieu après la prière d’El Asr. Cependant, à 15h déjà, le périmètre du cimetière Zdek de Ben Aknoun était déjà bondé de monde.

Sur notre route vers le cimetière, nous avons emprunté le boulevard Bougara et nous sommes passés près de l’immeuble où habitait feu Me Ali-Yahia. Nous pouvions apercevoir trois chapiteaux dressés en bas de l’immeuble pour recevoir les nombreux visiteurs qui se sont rendus au domicile mortuaire. Le quartier grouillait de monde au moment de la levée du corps.

En arrivant au lieu de l’enterrement vers 15h10, il y avait là aussi du monde sur place. Les flots de citoyens ne cessaient de grossir, agglutinés aux abords du cimetière. Ils devaient patienter dehors en attendant l’arrivée du corps, la grille d’entrée du cimetière étant fermée. Dans le lot, il y avait de nombreux militants politiques, des activistes, des hirakistes, des citoyens sans étiquette fixe qui tenaient à rendre un dernier hommage au vénérable patriarche.

On pouvait noter la présence de nombre de personnalités politiques, à l’instar de Youcef Aouchiche, premier secrétaire du FFS, accompagné de Hakim Belahcel, membre de l’instance présidentielle. On pouvait remarquer également la présence de Rachid Nekkaz, Fethi Gheras du MDS, Mahmoud Rechidi du PST, Moulay Chentouf du PLD…Il y avait aussi Arezki Aït Larbi, Saïd Khelil, Fodil Boumala, Samir Benlarbi, et plusieurs militants des droits humains, dont Saïd Salhi et Moumen Khelil de la LADDH.

Il y avait l’avocate Fetta Sadat ou encore Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International en Algérie. Il y avait aussi des universitaires : le professeur Rachid Tlemçani, Mohammed Hennad, Zoubir Arous, le sociologue Karim Khaled…

A un moment donné, une voiture officielle s’est frayé un chemin délicat au milieu de la foule, et c’est le cinéaste Ahmed Rachedi, désormais conseiller de M. Tebboune chargé de la Culture et de l’Audiovisuel, qui est apparu.

15h52. Une ambulance de la Protection civile transportant la dépouille de maître Ali-Yahia arrive. Brouhaha. L’émotion grimpe d’un cran. Des voix scandent «Abdennour ertah ertah, sa nouwassilou el kifah» (Repose en paix Si Abdennour, nous poursuivrons ton combat). L’ambulance s’arrête près de l’entrée du cimetière Zdek. Mais il faudra patienter encore un peu. «Nous devons attendre l’arrivée de son fils.

Il vient tout droit de l’aéroport, il est en route», indique un proche en s’adressant à la foule massée autour de l’ambulance. De fait, Malek, le fils de maître Ali-Yahia, rentrait dare-dare de Paris pour assister à l’enterrement. Vers 16h03, on décide finalement de faire descendre le cercueil.

Celui-ci est recouvert du drapeau national et de l’emblème amazigh. Quelques salves d’applaudissements fusent. Le cercueil est ensuite disposé sous la skifa située à l’entrée du cimetière. Des processions défilent autour du cercueil pour un dernier regard au vieux militant. Riadh, le petit-fils de maître Ali-Yahia, reçoit les condoléances avec dignité. 16h30.

A l’appel de la prière d’El Asr, la dépouille est portée sur les épaules des fidèles au stade Berouila, situé juste en face, pour la prière du mort. Après l’office religieux, le corps est de nouveau ramené au cimetière avant sa mise sous terre.

L’assistance rend un hommage unanime au défunt en insistant sur l’engagement sans concession du militant centenaire jusqu’à son dernier souffle.
Un militant total qui aura été de toutes les causes justes. «Il est mort à 100 ans et cela nous donne 100 bonnes raisons de continuer son combat», résume Amar, un jeune activiste.

Deux étudiants, la vingtaine à peine entamée, ont séché leurs cours pour assister à l’enterrement. «Edzayer ouellada. L’Algérie enfantera de nouvelles générations de combattants», lâche l’un d’eux d’un ton plein de détermination pour signifier que la relève est là. Oui, la relève existe, mais au fond, tout le monde sait que des hommes de cette trempe, il n’y en a qu’un par siècle… Allah Yerahmak Dda Abdennour.


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