Tizi Ouzou

Les étudiants ont été d’un grand apport pour l’ALN-FLN



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L’Association des enfants de moudjahidine de la wilaya de Tizi Ouzou (AEMWTO), présidée par Rabah Mouloudj, a organisé ce lundi, dans l’espace du petit théâtre de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou une conférence autour du thème portant sur la Journée nationale de l’étudiant.

Une conférence animée par Si Ouali Aït Ahmed, officier de l’ALN et chercheur en histoire, Boudjemaâ Souillah, constitutionnaliste, et Mokrane Ben Youcef, moudjahid et universitaire. Il convient de signaler que cette conférence a commencé par une merveilleuse lecture d’un verset coranique, faite par le représentant du directeur des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya, l’écoute de l’hymne national et l’observation d’une minute de silence à la mémoire des martyrs.

Le représentant du directeur des affaires religieuses et des wakfs a rappelé que les étudiants algériens n’ont fait, à l’occasion de cette journée du 19 mai 1956, que répondre à l’appel de la patrie. Dans ce sens, il a expliqué le véritable sens du concept de l’amour de la patrie en se référant à l’histoire de l’islam puisque «le prophète Mohamed (QSSSL) avait l’habitude de soigner des malades en invoquant l’amour de la patrie, notamment le djebel El-Ouhoud».

L’intervenant n’a pas été prolixe dans son intervention, cependant, il a été fortement ovationné par l’assistance nombreuse et attentionnée. Pour sa part, Si Ouali Aït Ahmed a d’abord donné un aperçu historique sur les événements ayant précédé le 19 mai 1956, et ce aux fins de mieux comprendre la véritable dimension de cette journée mais surtout dans quel contexte cet événement a fait son apparition. «Il faut savoir qu’avant la triste journée du 8 mai 1945, les Algériens ont mené 105 mouvements insurrectionnels contre l’occupant français, sans toutefois n’en réussir un seul», a expliqué l’intervenant, avant d’ ajouter : «Donc, le mouvement ayant marqué cette journée du 8 mai 1945 est le 106e ».

Si Ouali Aït Ahmed, en sa qualité de chercheur, a tenu à ne laisser aucune place au mythe et au sentiment. En effet, il a rappelé que les différents mouvements nationalistes, dont le MTLD, ont été minés par les forces coloniales, d’où les mésententes constantes entre les Algériens, même si ce n’était pas par manque de patriotisme.

Dans ce cadre précis, il a cité certains cadres exclus du parti par Messali Hadj en 1947 et la crise berbériste de 1949. De même concernant la dissolution de l’OS en 1950, année où Abane Ramdane fut arrêté et emprisonné par les autorités coloniales.

L’orateur n’a pas manqué de citer la campagne menée contre la communauté du M’zab par certains cercles nationalistes algériens. «Pour mettre fin à cette cacophonie, qui ne servait que la France coloniales, a relevé le conférencier, il a fallu penser à mettre de côté les partis politiques et les idéologies qu’ils véhiculaient pour créer un Front».

Donc, c’est tout naturellement que l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) vit le jour et se reconnut à travers le FLN. Si Ouali Aït Ahmed a expliqué que les étudiants algériens, grâce à leur niveau intellectuel, avaient des informations précises sur les mouvements indépendantistes à travers le monde, en Inde notamment. Ils ont donc tout naturellement déclenché une grève illimitée en signe d’exigence de l’indépendance de l’Algérie.

Et c’est aussi naturellement que beaucoup d’étudiants ont rejoint le maquis en s’enrôlant dans les rangs de l’ALN-FLN. L’orateur n’a pas omis de signaler que beaucoup d’étudiants avaient été assassinés par les forces de l’armée coloniale, et ce pour leur militantisme et leurs discours en faveur de l’indépendance du pays.

Quant au rôle des étudiants dans les maquis, le conférencier a révélé que les postes de commandement (PC) de l’ALN étaient rejoints par ces étudiants. «Et leurs missions n’étaient nullement une sinécure», a martelé l’orateur. «Chaque mois et dans chaque PC, il était question de la rédaction de pas moins de 43 rapports», a-t-il précisé. Les rapports en question mentionnaient avec exactitude toutes les informations concernant la situation des régions, zones et secteurs. Plus loin, Si Ouali Aït Ahmed a expliqué le concept de vérité dont

l’ALN-FLN a fait sa devise. Selon l’orateur, cette vérité doit être aujourd’hui la devise des Algériens même s’il est parfois difficile de l’honorer. Et dans cette logique, il a cité la célèbre citation de Saint Augustin : «C’est dangereux de dire la vérité ; c’est pénible de la taire et c’est immoral de lui substituer un mensonge.» Le Dr Budjemaâ Souillah n’a fait, pour sa part, aucune référence à la Journée de l’étudiant ni à un quelconque combat de l’étudiant.

En revanche, il s’est attaqué avec une violence inouïe à la France coloniale, «coupable de crimes contre l’humanité» et aux Algériens traînant aujourd’hui encore un déficit patriotique. «L’Algérie, qui a payé son indépendance avec un million et demi de martyrs, ne peut, en aucun cas, accepter des interférences étrangères la concernant», a-t-il crié.

Le Dr Boudjemaâ Souillah n’a pas épargné non plus les Algériens, notamment les responsables, qui prônent l’idée de déchoir de leur nationalité des Algériens. L’intervention du moudjahid et universitaire Mokrane Ben Youcef s’est articulée sur le rôle de l’étudiant durant la guerre de libération nationale, tout en faisant un donnant un aperçu sur l’histoire de la conquête de l’Algérie.

Sur ce volet précis, il a dit qu’elle avait été la plus sanglante de toutes les conquêtes connues dans le monde. Et dans ce sens, il a cité le massacre de 12 000 Algériens parmi lesquels figuraient des enfants, des femmes et des vieillards, qui a lieu le 18 juin 1845 à Dahra (wilaya de Mostaganem) ainsi que la célèbre bataille de Zaâtcha, qui a eu lieu en 1849.

L’orateur a rappelé que c’est le colonel Aimable Jean Jacques Pélissier, homme de confiance du maréchal Thomas Robert Bugeaud, qui avait initié ces massacre. A Dahra, les Algériens furent tués par des enfumades. Quant à la bataille de Zaâtcha, dont la partie algérienne fut conduite et dirigée par le chef militaire et spirituel Bouziane, accompagné de son fils, les forces soldatesques françaises, victorieuses de la bataille, avaient décapité 120 Algériens dont, justement, Bouziane et son fils. Plus tard, leurs crânes furent envoyés en France métropolitaine comme «trophée», et se retrouvèrent au Musée national des sciences naturelles de Paris.

Et pour finir, l’orateur a souligné que ce sont toutes ces réalités des plus amères qui ont conduit les Algériens à créer le Front de libération nationale et à déclarer la guerre à la France coloniale. Et c’est en exprimant sa contrariété devant l’absence, dans la salle, des étudiants en histoire de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou que le moudjahid et u


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